Portail Milieu Professionnel

Addictions : les jeunes Français de plus en plus accros aux drogues dures et au porno

10% des jeunes Parisiens déclarent avoir déjà consommé des drogues dures (ecstasy, cocaïne, GHB, MDMA) et 15% des 14-17 ans affirment regarder du porno au moins une fois par semaine, tout comme un cinquième des 14-24 ans (21%).

Autres addictions comportementales
Addiction Autres addictions comportementales - Addictions : les jeunes Français de plus en plus accros aux drogues dures et au porno

Une vaste enquête réalisée auprès de 1000 jeunes* par la Fondation pour l’innovation politique, le Fonds actions addictions et la fondation Gabriel-Péri, démontre que les jeunes Français sont de plus en plus friands de rapports dures et de pornographie.

Ecstasy, cocaïne, GHB et MDMA

Les drogues dures, d’abord. 3% des 14-17 ans déclarent avoir déjà consommé des produits hautement dangereux comme de l’ecstasy, de la cocaïne, du GHB et de la MDMA. La proportion grimpe à 5% parmi les 18-24 ans. Dans cette classe d’âge, ils sont 3% à en consommer au moins une fois par semaine. « L’augmentation de la consommation des drogues festives qui apparaît plus du double que dans les enquêtes habituelles, suscite une inquiétude particulière », estime, à juste titre, le président du Fonds Actions Addictions, Michel Reynaud.

Comme pour le cannabis, entre milieu rural et milieu urbain, il existe des écarts significatifs de consommation pour la consommation de drogues dures : 2% des jeunes vivant en milieu rural ont déjà testé ces produits, alors qu’ils sont 4% dans les villes de plus de 100 000 habitants et… 10% en agglomération parisienne !

Augmentation « préoccupante » des overdoses létales

Rien que pour la cocaïne, particulièrement répandue chez les jeunes Parisiens, une surconsammation peut entraîner des troubles cardiaques, une dépression respiratoire ou des convulsions. À long terme, la consommation soutenue de cocaïne peut aussi causer un épuisement de la réserve en neurotransmetteurs de l’usager, qui risque d’avoir de la difficulté à ressentir du plaisir (anhédonie).

 

À lire aussi