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Addictions : sevrage mode d’emploi (maad-digital)

L’été est la période de détente. Si pour nombre de personnes, c’est la fête, le moment de se lâcher, ce qui est souvent associé à de fortes consommations de produits psychoactifs, pour d’autres, le plus souvent des consommateurs réguliers, c’est l’occasion de revitaliser son corps et son cerveau en faisant une pause de consommation. Examinons ce qui se passe pour certaines d’entre elles lorsqu’on les arrête.

Le sevrage est défini comme l’arrêt complet ou partiel d’un produit psychoactif consommé de façon répétée et habituellement excessive. Il peut s’accompagner de signes physiques ou psychiques de gravité variable dont la survenue signe l’existence d’une dépendance au produit. Les symptômes de sevrage ne doivent pas être confondus avec ceux des éventuelles séquelles à long terme.

L’alcool est un dépresseur de l’activité du cerveau. Il agit de deux façons : d’une part il augmente l’activité des récepteurs inhibiteurs de type GABA et, d’autre part, il diminue celle des récepteurs excitateurs de type NMDA. En cas d’exposition prolongée à l’alcool, le cerveau s’adapte pour tenter de continuer à fonctionner correctement, c’est le phénomène de tolérance. Le nombre de récepteurs GABA va diminuer, ainsi l’alcool aura moins de cibles sur lesquelles exercer son action inhibitrice. A l’inverse le nombre de récepteurs NMDA va augmenter pour que le neurotransmetteur excitateur, le glutamate, ait plus de champ d’action. L’arrêt brutal de consommation va bouleverser le nouvel équilibre établi : du fait du moindre nombre de récepteurs GABA, la capacité inhibitrice est réduite et, à l’inverse, la capacité excitatrice est majorée car les récepteurs NMDA sont plus nombreux qu’à l’état de base.

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