ALCOOL / La métanalyse qui met fin au mythe des bienfaits d'une consommation modérée

Ces dernières années ont vu leur lot d’études annonçant l’effet cardiovasculaire protecteur de la consommation modérée d’alcool (en particulier de vin rouge). Pourtant, une récente méta-analyse, parue dans le « Journal of Studies on Alcohol and Drugs », vient tempérer cet enthousiasme, et explicite les biais qui ont laissé croire en l’effet positif de l’alcool.

Alcool

Ces dernières années ont vu leur lot d’études annonçant l’effet cardiovasculaire protecteur de la consommation modérée d’alcool (en particulier de vin rouge). Pourtant, une récente méta-analyse, parue dans le « Journal of Studies on Alcohol and Drugs », vient tempérer cet enthousiasme, et explicite les biais qui ont laissé croire en l’effet positif de l’alcool.

Le message largement répandu par le passé était que les buveurs modérés (deux verres par jour au maximum) présentaient un risque plus faible de développer une maladie cardiovasculaire que les abstinents. Mais cette méta-analyse, menée par des chercheurs nord-américains et australiens, et basée sur 45 études de cohorte, a mis en évidence plusieurs éléments qui remettent en cause cette interprétation.

Des abstinents… qui ne l’ont pas tout le temps été

Le problème principal que soulèvent les auteurs est que les abstinents sont, en fait, des buveurs qui ont cessé de boire, pour des raisons de santé. Et qu’à l’inverse, les personnes âgées en bonne santé ont tendance à conserver une consommation modérée d’alcool, davantage que des personnes malades du même âge. Deux éléments qui influencent systématiquement la différence de résultats entre buveurs (en bonne santé cardiovasculaire), et abstinents (en moins bonne santé), et conduisent à associer bonne santé et consommation modérée d’alcool.

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