ALCOOL / Lobbyiste du vin à l'Elysée : un choix qui fâche

Alcool / 27 mai 2017

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Détricotage de la loi Evin

Dès le 9 Mai dernier, La Revue du vin de France ne cachait pas sa joie : « Audrey Bourolleau : la « Mme Agriculture » d’Emmanuel Macron est une championne du vin! » titrait le magazine. Quelques jours plus tôt, le 2 mai, elle avait en effet abandonné ses fonctions de déléguée générale de Vin & Société, une puissante structure de lobbying, où elle œuvrait depuis cinq ans après avoir fait du marketing pour diverses sociétés du secteur. De fait, la Revue du vin de France rappelait qu’Audrey Bourolleau n’est pas une inconnue : « Elle a contré efficacement les messages antivin adressés depuis le milieu des années 2000 par les ligues anti-alcooliques. »

Une efficacité qui explique que les addictologues n’aient pas attendu les premières décisions gouvernementales sur l’agriculture pour sonner le tocsin. « Elle est brillante, intelligente, et si elle est là, ce n’est sans doute pas pour défendre le lait ou les œufs« , redoute le Pr Benyamina. On lui prête aussi un rôle majeur dans le détricotage de la loi Evin qui permet aujourd’hui aux publicités pour l’alcool d’envahir le net et qui autorise la promotion de concept « d’œnotourisme » et de « consommation responsable ». « La stratégie marketing est claire, explique le Pr Michel Reynaud, président du Fonds Actions Addictions, il s’agit d’élargir toujours plus la base de consommateurs . Car si les deux tiers ont une consommation raisonnable, un tiers boit de façon excessive. Un tiers des consommateurs qui achètent 90% de l’alcool vendu en France ! »

 

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