«Dry January» : une plateforme dédiée pour tenir son mois de janvier sans alcool

Alcool / 7 janvier 2019

Alcool

En janvier, c’est décidé, je ne bois pas une goutte d’alcool… Oui, mais comment ? « Ce n’est pas avec la seule force d’un hashtag (#) sur les réseaux sociaux que les personnes vont pouvoir tenir », note Laurence Cottet. À 57 ans, cette habitante de la Drôme, auteur de « Non, j’ai arrêté ! » (InterÉditions, 2014), ne le sait que trop bien, elle, ancienne alcoolique qui a vaincu ses démons.

Sobre depuis dix ans, désormais diplômée en addictologie et toute nouvelle présidente de l’association France patients experts addictions (FPEA), la dynamique quinqua se donne pour mission de lever les tabous entourant la consommation d’alcool. Comme beaucoup, Laurence a été « impressionnée » par l’engouement autour du « Dry January ». Ce défi, né en Angleterre, débarque en France et déjà, de nombreuses personnes promettent de le relever en se mettant à l’eau (et autre cocktail sans alcool) jusqu’au 31 janvier !

« Le problème est qu’il n’y a aucun outil pour les accompagner, aucun site avec des conseils ou des astuces. Or, un mois, c’est long, cela peut même être énorme », relève Laurence Cottet. Alors, voilà, elle a décidé de créer la page Facebook « Janvier sobre ! », active depuis vendredi soir. Elle y répondra, en tant que patiente-experte, aux questions que chacun peut se poser et rappellera régulièrement les bienfaits immédiats à réduire sa consommation.

« On parlera des bénéfices sur le poids, sur la qualité du sommeil, l’énergie, le teint… », décrypte-t-elle. Une page qu’elle veut ouverte à tous : de la personne très dépendante à l’alcool à celle qui est en léger excès et aimerait remporter le challenge avec un soutien moral et des données pratiques.

Car ce défi à un avantage énorme, estime le professeur Michel Reynaud, addictologue : « Grâce à lui, cela devient branché d’arrêter de boire. C’est jeune et moderne. Et cela ne veut pas dire une abstinence définitive. En clair, c’est génial mais les outils manquent ». Alors quand Laurence Cottet l’a appelé, le médecin s’est lui aussi mis en ordre de bataille avec son équipe.

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