» retour

Maged1, le gène qui pourrait nous sauver des addictions

En Europe, la dépendance aux drogues touche 15,5 millions de personnes pour un coût annuel avoisinant les 66 milliards d’euros. Améliorer la prévention et les traitements de ces dépendances, c’est aussi comprendre les mécanismes par lesquels les drogues agissent sur le cerveau. Par exemple, le fait qu’elles provoquent une augmentation artificielle de dopamine, un neurotransmetteur. L’effet se retrouve chez tous les animaux qu’il a été possible d’étudier, de la mouche à l’humain.

Cette libération de dopamine se joue dans une région du cerveau, le striatum ventral ou noyau accumbens, directement impliquée dans les processus de récompense et de renforcement. L’excès de dopamine induit des changements neurologiques à long-terme, l’infrastructure des processus d’addiction.

C’est dans ce contexte qu’Alban de Kerchove d’Exaerde et son équipe de la Faculté de Médecine de l’Université libre de Bruxelles viennent de mettre en évidence le rôle majeur d’un gène, Maged1. Leur étude a été publiée le 12 juillet dans la revue scientifique EMBO Reports. Les chercheurs y démontrent in vivo, à l’aide de souris transgéniques, que l’inactivation de Maged1 rend les bestioles totalement insensibles aux différents effets de la cocaïne.

  • Partager l'article sur

A consulter aussi


Revue de presse

DROGUES / “Oui, nos actions de préventions contre les addictions marchent” – Danièle Jourdain-Menninger présidente de la Mildeca

Récemment, dans un article publié sur un blog du Huffington Post en décembre dernier, l'échec des préventions moralisatrices dispensées par des intervenants extérieurs aux établissements scolaires était rappelé. Et les signataires de cette tribune de réclamer que la prévention des conduites addictives soit enfin refondée sur le socle de connaissances et d'évaluations proposé par la science.


Le 15 Fév 17