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Osons la fac sans alcool !

Le Professeur Martine Daoust, ancienne rectrice, présidente d’honneur de la Société Française d’alcoologie et le Professeur Mickaël Naassila, président de la Société française d’alcoologie, directeur du Groupe de Recherche sur l’alcool et les Pharmacodépendances, INSERM ERI 24 Amiens s’élèvent contre ces soirées étudiantes qui tournent mal et pointent la responsabilité des établissements.

Un progrès de la sécurité routière

Rennes, Caen, puis Nantes, puis des nuits qui finissent dans le coma à Amiens, et puis, tous ces cas qu’on laisse sous le tapis. Pourquoi faut il toujours attendre des drames pour s’intéresser à la question ? De tous temps, le besoin festif en groupe s’est manifesté. Ce   » charivari « , associé au groupe, au bruit, à la joie, existe depuis des siècles, et chacun en admet l’usage convivial et festif. Seulement, depuis quelques années, les pratiques ont changé, l’usage aussi. Le bizutage, interdit par la loi depuis 1998, reste très prégnant en milieu étudiant et est associé, au-delà des pratiques dégradantes visées par la loi, à une forte consommation d’alcool. Il s’agit de consommations massives d’alcool, absorbées en un temps court, le binge drinking anglo saxon. Les risques encourus sont incontestables et concernent aussi bien le champ sanitaire qu’accidentologique. Tout se passe comme si, depuis 1998, rien n’avait changé. Le plus préoccupant reste certainement la place de l’alcool dans les soirées. L’alcool devient l’objet de la fête. Ses modalités de consommation aussi. Certains messages de prévention semblent avoir atteint leur cible, en particulier pour la conduite. Tout le monde semble avoir intégré le message  » boire ou conduire  » et il faut saluer les associations étudiantes qui mettent en place les raccompagnements des étudiants qui ne sont plus en état de conduire. Reconnaissons un beau progrès de sécurité routière. Sur le plan sanitaire, tout reste à faire..

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