Sécurité routière : éthylotest antidémarrage ou retrait de permis, il faut choisir

Alcool / 27 septembre 2018

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Addiction Alcool - Sécurité routière : éthylotest antidémarrage ou retrait de permis, il faut choisir

Soit vous équipez votre véhicule d’un éthylotest antidémarrage, soit votre permis de conduire est suspendu. Voilà l’alternative qui sera proposée aux conducteurs contrôlés avec une alcoolémie supérieure à 0,8 g/l et inférieure à 1,8 g/l dès le début de l’année prochaine.

Le décret élargissant le recours aux éthylotests antidémarrage (EAD) a été publié, a annoncé mardi la Sécurité routière. Cette mesure fait partie d’un plan comportant également le très controversé abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur certaines routes secondaires.

Ainsi, au 1er janvier 2019, toute personne interceptée avec une alcoolémie supérieure à 0,8 g/l et inférieure à 1,8 g/l sera « éligible » à ce dispositif, branché sur le circuit d’alimentation du véhicule et dans lequel il doit souffler pour pouvoir démarrer.

Au lieu de voir son permis suspendu, le contrevenant pourra être autorisé, par décision préfectorale dans les trois jours, à continuer à conduire des véhicules équipés d’EAD, que ce soit le sien ou un autre véhicule (d’entreprise par exemple). L’installation du dispositif (1 300 euros environ ou location de 100 euros par mois) sera à sa charge.

Aujourd’hui, les EAD ne sont proposés qu’au tribunal, ou, dans quatre départements expérimentaux (Nord, Marne, Drôme, Finistère), par les commissions médicales administratives des préfectures « mais cela intervient bien trop tard et les contrevenants y renoncent », explique le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe.

Pour mieux comprendre en quoi la prise en charge par le gouvernement de ces éthylotest est faisable et indispensable, vous pouvez aussi consulter cet article de Jean-Yves Neau.