L’Hypnose et l’arrêt du tabac

Plusieurs techniques d’hypnoses peuvent-être utilisées pour inciter à l’arrêt du tabac.

La suggestion directe : le thérapeute suggère au patient de changer son comportement vis-à-vis du trouble qui l’a amené à consulter. L’évolution en âge : « Le praticien propose le souvenir d’un passé sans problèmes ». La progression dans le futur : le patient se projette dans un avenir sans troubles. L’hypnose éricksonienne : à l’aide de métaphores, de suggestions indirectes et d’ordres cachés, le thérapeute crée et utilise des états de transe.

L’hypnose est souvent associée à d’autres méthodes thérapeutiques dont la thérapie comportementale et cognitive. La programmation neurolinguistique (PNL) est également utilisée comme outil supplémentaire : la technique des ancrages (associations, images mentales) contribue notamment à “installer” la personne dans des situations positives.

Tous les fumeurs peuvent bénéficier de ce traitement. L’ancienneté ou le nombre de cigarettes n’entrent pas en jeu. C’est la décision du patient qui importe. Souvent, l’hypnose et la psychothérapie sont regroupées en une seule séance. Et de manière générale, toute première séance d’hypnose commence par un long entretien avec le patient (40 à 45 minutes) afin de déterminer les objectifs.

Au niveau de la stratégie, il n’y a pas de scripts ou de protocoles préétablis. La thérapie est réalisée selon la personnalité de chacun. Cela va de l’adaptation de la posture, au vocabulaire particulier, aux mimiques… » Une thérapie peut durer de quinze jours à quatre semaines.

Sevrage Tabagique et Hypnose, que disent les études ?

Beaucoup d’études portant sur hypnothérapie et sevrage tabagique annonçant de bons taux de sevrage à 6 ou 12 mois sont des études non contrôlées non randomisées.

Des études montrent ainsi des taux d’arrêt de 20 à 35% avec la méthode de Spiegel. Il est difficile de montrer l’efficacité éventuelle de l’hypnose dans le sevrage tabagique car il existe de nombreuses manières de pratiquer l’hypnose. En outre, comme l’hypnose est souvent associée à d’autres méthodes, il est difficile d’évaluer ce qui revient à l’hypnose. Une étude randomisée de mai 2008 montré par exemple un taux d’arrêt de 20% à 12 mois, mais les séances d’hypnose étaient combinées avec des patchs. (Carmody TP, et al Hypnosis for smoking cessation: a randomized trial.Nicotine Tob Res. 2008 May;10(5):811-8. doi: 10.1080/14622200802023833.)

L’efficacité de l’hypnose dans l’arrêt du tabac n’a pas été démontrée. Ce n’est donc pas une méthode que l’on peut proposer seule si la dépendance physique à la nicotine est forte (test de dépendance). Cependant, cette approche bénéficie d’un certain recul et n’a pas montré de risque pour la santé. Assurez-vous de contacter un professionnel de santé diplômé et garant d’une déontologie, médecin ou psychologue par exemple.

Définition de L’Hypnose

L’hypnose est un état psychologique particulier encore mal défini1 qui revêt certains attributs physiologiques et marqué par le fonctionnement de l’individu à un niveau d’attention autre que l’état de conscience ordinaire2. Il peut, sous certaines conditions, donner l’apparence du sommeil ou du somnambulisme sans en partager toutes les caractéristiques.
Cet état est généralement provoqué chez une personne par l’action volontaire d’une autre personne. Ce processus est parfois nommé induction hypnotique. Il se caractérise selon les individus par une réduction du champ de conscience (hyperfocalisation), une introspection, le développement d’hallucinations, de rêves, un sentiment d’absence, de dissociation, une perte des repères spatio-temporels et d’autres phénomènes variables.

L’expérience hypnotique d’une personne dépend de sa personnalité, du contexte, de la méthode employée, des suggestions qui lui sont faites, de la profondeur de l’induction hypnotique, et d’autres paramètres. Une personne peut également développer une hypnose spontanée ou provoquer soi-même sa propre hypnose. On parle alors d’autohypnose.
Il existe un débat ancien entre ceux qui considèrent l’hypnose comme un état mental spécifique et ceux qui le considèrent comme un jeu de rôle comportemental en réponse pour se conformer à une attente, ainsi que des positions médianes. Le mot hypnose désigne également les techniques permettant de créer cet état et les pratiques thérapeutiques utilisées pendant cet état.

Histoire de l’hypnose

L’Hypnose est un fait historique, et un phénomène clinique passionnant à étudier. Peu de sujets ont déchaînés autant de passions et de controverses que l’Hypnose.
Cela tient non seulement à sa situation, au point de rencontre entre le psychique et l’organique, mais aussi, comme l’écrit l’hypnothérapeute CHERTOK, à diverses raisons parmi lesquelles l’instabilité du phénomène hypnotique, sa subjectivité, l’inconstance de ses résultats, la relation Hypnotiseur – Hypnotisé et, surtout, l’absence de critères objectifs.
L’Hypnose n’est pas un Pouvoir, l’Hypnose est un Savoir. LES PRECURSEURS DE L’HYPNOSE. S’il est vrai que l’on rencontre le phénomène hypnotique dans les techniques millénaires du yoga ou les techniques de méditation orientales, il est généralement admis par la plupart des auteurs que l’histoire officielle et scientifique de l’Hypnose commence au XVIIIème siècle avec Franz Anton MESMER et le magnétisme animal.

Si Franz-Anton Mesmer est le point de départ de l’hypnose moderne, en ayant formé certains futurs grands noms de l’hypnose, il n’en reste pas moins un magnétiseur qui pensait que les transes qu’il obtenait étaient dues à un magnétisme quasi mystique, il est donc malgré lui, l’un des premiers hypnotiseurs, et pratiquait comme le disait Milton Erickson, une hypnose “ semi-scientifique “ mais qui allait poser, sans le savoir, les bases de la psychologie moderne.

Mickaël Hammoudi

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