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En arrêtant de fumer, on retrouve un métabolisme “normal” et un poids “normal”, c’est à dire correspondant à ce que l’on pèserait si l’on n’avait pas fumé. Ce “poids normal” peut être majoré par la compensation nourriture qui se fait parfois pendant le sevrage.

Ce qu’il faut savoir:

Le tabac augmente les dépenses en énergie de 6% au repos et de 12% à l’effort. La faute à un gène appelé AZGP1 (alphazincglycoprotéine 1) qui fabrique davantage de protéines brûleuses de graisse chez les fumeurs.
La fumée de tabac modifie donc le métabolisme énergétique, la consommation de tabac est accompagnée d’une augmentation de la dépense énergétique quotidienne d’environ 10%, secondaire à l’augmentation du métabolisme de base d’environ 200 à 300 calories/jour. Ainsi, à alimentation et activité physique égales, un fumeur a un poids inférieur d’environ 1,5 à 2 kg par rapport à un non-fumeur.
Un fumeur est plus maigre qu’un non-fumeur, ceci est valable pour les hommes, les femmes, et à tout âge. le fumeur brûle plus de calories… rien qu’en fumant. La cigarette a un autre effet moins connu: elle ralentit le stockage des graisses.

Comme le fumeur a un odorat et donc un goût affecté par la clope, il mange en général plus de sauces et beaucoup de sel. A l’arrêt du tabac, il faut réapprendre à manger différemment, ne pas négliger les féculents aux repas, et aller vers une alimentation bien équilibrée. Pas facile pour tout le monde.

Sans compter que la cigarette est un excellent coupe faim, car elle augmente la glycémie. On se souvient tous avoir fumé avant de manger et d’avoir moins mangé, ou alors d’avoir stoppé un repas en prenant une clope.

Et combien on brûle de calories rien qu’en fumant?

Une consommation journalière de vingt cigarettes correspond à une dépense de 200 calories. On imagine pour les gros fumeurs… Compter environ 10 calories par clope. En fumant 50 cigarettes, je dépensais entre 450 et 500 calories par jour, que je ne dépense plus aujourd’hui. Ceci explique cela…

Du coup, 3 à 5 kilos arrivent vite, mais sans manger plus: on fait alors le poids qui correspond à notre morphologie, à notre hérédité, à notre nourriture, et à notre activité physique.

En soi, l’arrêt du tabac seul ne fait pas grossir. C’est la clope qui maintenait le poids sous son seuil “normal”. C’est la clope qui bouffait des calories. C’est la clope qui nous faisait maigrir en fumant mais aussi entre les cigarettes, en ayant modifié notre métabolisme.

La compensation vers la nourriture lors du début du sevrage est aussi classique. Elle permet de détourner les envies de fumer. C’est aussi ça qui plombe en fait les kilos pris à l’arrêt du tabac. Autant, perdre les 3 à 5 kilos qu’on a pris en arrêtant de fumer est facile, autant en perdre 20 est moins facile.

Il faut sortir de la crainte de la prise pondérale.

Une certaine prise pondérale est normale à l’arrêt de la cigarette. Cette augmentation reste limitée dans la majorité des cas. Les fumeurs qui cessent de fumer retrouvent, dans la plupart des cas, le poids «naturel» qu’ils auraient eu s’ils n’avaient jamais fumé.
Une augmentation du poids est moins préjudiciable à la santé que la poursuite du tabagisme.

Ps: le fait de prendre des substituts ralentit, diminue la prise de poids (“Comme la cigarette, les substituts nicotiniques augmentent temporairement la dépense énergétique de repos”).

Un très bon article:
http://www.revmed.ch/rms/2003/RMS-2452/23279

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