Une consommation excessive d’alcool, même ponctuelle, pourrait réduire la surface d’absorption de l’intestin grêle et déclencher une inflammation susceptible de s’étendre jusqu’au cerveau.
Boire quelques verres après le travail peut sembler anodin. Néanmoins, une nouvelle étude menée sur des souris indique que dans les heures qui suivent une consommation excessive d’alcool (environ six verres standards en deux heures), même ponctuelle, la structure de l’intestin grêle commence à changer.
Dans l’étude, publiée en novembre 2025, les chercheurs ont observé une réduction des villosités, structures en forme de doigts qui permettent une meilleure absorption des nutriments en augmentant la surface intestinale, ainsi qu’une augmentation du nombre de cellules inflammatoires. Même vingt-quatre heures plus tard, les marqueurs inflammatoires restaient considérablement élevés, indiquant que l’intestin ne s’était pas complètement rétabli.
Les scientifiques associent depuis longtemps l’alcoolisme au syndrome de l’intestin poreux, qui rend la barrière intestinale plus perméable. Bien que les observations aient été faites sur des souris, des études préalables menées chez l’humain ont associé la consommation excessive d’alcool à une augmentation de la perméabilité et de l’inflammation systémique de l’intestin. Les chercheurs soulignent que les nouvelles données donnent un aperçu supplémentaire de la rapidité avec laquelle ces dommages commencent.
Les résultats suggèrent également que l’intestin pourrait faire partie des premiers organes à réagir à l’alcool, potentiellement en provoquant des modifications inflammatoires bien avant que les dommages à long terme n’apparaissent.
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