Le groupe Meta fait face à une coalition d’États américains qui lui reproche la conception addictive d’Instagram et de Facebook pour les jeunes utilisateurs lors d’un procès fédéral qui s’ouvrira le 18 août prochain.
Condamné cette année sur la plainte d’une adolescente, puis d’un État, Meta affronte une coalition de procureurs généraux américains décidés à démontrer devant la justice fédérale qu’Instagram et Facebook ont été délibérément rendus addictifs pour les mineurs. La journée de mercredi a été consacrée à la sélection des jurés au tribunal fédéral d’Oakland, près de San Francisco. Les débats ne s’ouvriront que le 18 août, pour six semaines d’audiences jusqu’à fin septembre.
« Cela ressemble vraiment à l’industrie du tabac des années 1990 », estime Vincent Joralemon, juriste au centre de droit et technologies de l’université de Berkeley. À l’image des poursuites d’États qui ont fini par faire payer des montants records aux cigarettiers il y a trois décennies et par restreindre leur publicité envers les mineurs, ce sont les pratiques commerciales des réseaux sociaux qui sont visées, souligne-t-il. Les procureurs généraux de Californie, du Colorado, du Kentucky et du New Jersey porteront le fer contre le groupe de Menlo Park, au nom d’une trentaine d’États ayant lancé des poursuites en 2023.
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