Dans "Un jour, une vie", Jennifer est venu raconter l'addiction précoce de son fils aux écrans. Alors qu'il n'a que 18 mois, il développe une forte dépendance et fini par ne plus pouvoir décrocher de ses comptines numériques. La maman raconte le combat qu'elle a dû mener face au fléau de ces nouvelles technologies.
Tout commence durant la crise COVID en 2020. Alors que Jennifer vient tout juste d’avoir son enfant, elle perd son papa et doit supporter une immense charge de travail en tant qu’infirmière. Une période extrêmement compliquée qui la plonge dans un état de grande fatigue : « J’étais déprimée de la perte de mon père, j’étais aussi plongée à 100% dans le travail et je n’ai pas eu le temps de m’occuper de lui. Je le laissais devant les écrans pendant dix minutes au début, pour faire la vaisselle ou un peu de ménage », explique-t-elle à Faustine Bollaert. Mais très vite, la maman perd le contrôle sur son fils.
Les vidéos s’enchaînent, et Jennifer découvre que le contenu consommé n’a pas de limites, se renouvelant à l’infini à l’instar du fil d’actualité de TikTok ou d’Instagram : « Au démarrage, c’étaient surtout des comptines sur Youtube Kids. Ça lui proposait toujours d’autres choses et ça ne s’arrêtait jamais. Au fur et à mesure, c’est devenu des vidéos dans d’autres langues, en anglais ou en russe », raconte-t-elle. Après 6 mois d’utilisation, son fils devient complètement addict aux écrans : « Il pouvait passer des journées entières dessus ». Jennifer découvre alors rapidement les effets destructeurs de cette surexposition sur son garçon : « Il était devenu un enfant totalement vide. Il n’avait plus d’émotions, il ne voulait que ses écrans », explique la mère de famille.
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