« J’aurais pu y rester, j’ai tellement honte » : accident de la route, paralysie, il raconte l’enfer de l’addiction au protoxyde d’azote

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S'il a tenu à conserver l'anonymat, le jeune homme de 22 ans a accepté de livrer son témoignage pour alerter sur "les dangers de cette drogue". Une parole édifiante alors que la ville de Limoges a décidé d'interdire la détention, l’usage, et la vente du protoxyde d’azote, appelé "gaz hilarant". La voix tremblante, le ton feutré et le récit décousu.…

S’il a tenu à conserver l’anonymat, le jeune homme de 22 ans a accepté de livrer son témoignage pour alerter sur « les dangers de cette drogue ». Une parole édifiante alors que la ville de Limoges a décidé d’interdire la détention, l’usage, et la vente du protoxyde d’azote, appelé « gaz hilarant ». La voix tremblante, le ton feutré et le récit décousu. Quand Thomas tente de poser des mots sur son addiction au protoxyde d’azote et sur la sombre période qu’il vient de traverser, les émotions le submergent. « Je sais que j’ai évité le pire et que j’aurais pu y rester, mais j’ai tellement honte », peine à articuler le Limougeaud. Tout a commencé un soir arrosé de novembre 2021, quand le lycéen d’alors s’était essayé pour la première fois à ce que tout le monde appelle « le gaz hilarant ». À ce moment-là, les habitués de ce gaz incolore se servaient dans les petites cartouches pour siphon à chantilly. « J’ai vu des potes en mettre dans un petit ballon de baudruche avant de l’inhaler, ça leur provoquait des fous rires pendant quelques secondes. J’ai trouvé ça marrant et j’ai voulu essayer à mon tour, surtout que ça semblait totalement inoffensif », se remémore-t-il.

D’un usage récréatif à addictif

Les premières consommations se font toujours dans un cadre festif, et avec retenue, Thomas et ses amis ne dépassant jamais les trois cartouches dans une même soirée. Les effets immédiats, à savoir « l’euphorie, des crises de rire et quelques étourdissements », ne le poussent pas à s’inquiéter outre mesure, d’autant plus qu’il ne présente aucun terrain d’addiction et ne consomme rien d’autre, « pas même des cigarettes ». Mais pour lui, la modération n’aura duré qu’un temps, qu’il ne peut déterminer avec précision. Au même titre qu’il est incapable de cibler « le moment exact » où il a « perdu le contrôle ». À l’instar de toutes les substances addictives, les prétextes pour en prendre se sont multipliés. « Au début, c’était occasionnel, mais très vite, on a organisé des soirées spécialement pour ça. On ressentait moins d’effets, donc il nous en fallait plus et parallèlement, sans que l’on s’en rende compte, ou peut-être par déni, notre inconscient commençait à être en manque », confie-t-il. En savoir plus : www.france3-regions.franceinfo.fr.

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