La commission sur l’IA générative servira à « réguler, protéger et informer », affirme son coprésident Amine Benyamina, psychiatre addictologue et président d’Addict’AIDE

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Le psychiatre addictologue a été nommé coprésident de la commission d'experts sur les risques de l'intelligence artificielle générative. Il prône une approche mesurée, ni trop naïve, ni trop défiante.

À la demande d’Emmanuel Macron, le ministère du Numérique et de l’Intelligence artificielle a annoncé, fin février, le lancement d’une commission d’experts sur les risques de l’intelligence artificielle générative. Cette commission va se pencher sur les risques et les vulnérabilités engendrées par les usages grand public des outils d’IA générative, notamment des agents conversationnels comme ChatGPT ou aux entreprises américaines OpenAI et Google.

L’objectif de cette commission est de poser un cadre à ces usages qui inondent notre quotidien et qui parfois nous menacent .

Juste après la commission sur les écrans et quelques mois avant l’interdiction des réseaux sociaux pour les enfants de moins de 15 ans, le souhait d’Emmanuel Macron était très clair : regarder de plus près les IA et identifier les publics vulnérables.
« On voit parfaitement qu’il y a des profils vulnérables qui peuvent s’enfermer dans une relation qui va phagocyter l’existence de la personne et qui peut l’amener vers des situations de décompensation psychiatrique, et même psychotique », souligne Amine Benyamina , psychiatre addictologue et coprésident de cette commission sur l’IA, auprès de France Inter. « Discuter avec un objet inanimé, engager son affect vis-à-vis d’un ordinateur, d’une intelligence qui est artificielle, c’est tout ça qui nous intéresse et ce n’est pas de la science-fiction, c’est une réalité qui est en train de s’installer », assure le médecin.
En savoir plus : www.radiofrance.fr.

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