14% des 18-24 ans1 déclarent avoir déjà expérimenté au moins une fois le protoxyde d’azote. Produit accessible, associé à la « convivialité », il présente pourtant des risques bien réels et encore largement méconnus. Utilisé à l’hôpital sous l’acronyme de Méopa (mélange équimolaire d’oxygène et de protoxyde d’azote), son principe actif est aussi un agent chimique dangereux. À l’origine, le protoxyde…
14% des 18-24 ans1 déclarent avoir déjà expérimenté au moins une fois le protoxyde d’azote. Produit accessible, associé à la « convivialité », il présente pourtant des risques bien réels et encore largement méconnus.
Utilisé à l’hôpital sous l’acronyme de Méopa (mélange équimolaire d’oxygène et de protoxyde d’azote), son principe actif est aussi un agent chimique dangereux.
À l’origine, le protoxyde d’azote est un gaz à effet de serre naturellement présent dans l’atmosphère, principalement produit par les océans et l’agriculture.
Découvert au XVIIIᵉ siècle par Joseph Priestley, utilisé au XIXᵉ par les comédiens pour ses effets récréatifs, il est aujourd’hui un médicament utile pour soulager et anesthésier… mais aussi une substance détournée pour ses effets euphorisants.
3ᵉ substance psychoactive la plus consommée par les étudiants2 (hors tabac et alcool), après le cannabis et les poppers, 24% d’entre eux déclarent en avoir déjà pris au cours de leur vie.
Gaz inhalé, il diffuse très vite et agit extrêmement rapidement sur le cerveau. L’ivresse est brève, ce qui incite à recommencer et favorise un usage chronique.
Pendant longtemps, on a pensé que le protoxyde d’azote n’entraînait pas de dépendance, seulement des ivresses « fun ».
Le Dr Hélène Coran, neurologue, et le Pr Florence Vorspan, psychiatre addictologue, dressent aujourd’hui un constat tout autre : « Des patients devenus consommateurs quotidiens, pendant des mois voire des années, n’arrivent plus à s’arrêter. Au-delà des dommages neurologiques et physiologiques, un véritable phénomène addictif s’installe ».
1 Santé publique France – 2022
2 OFDT – “Étude du Centre d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance et l’addictovigilance (CEIP-A) de Bordeaux (2015/2017) auprès de plus de 10 000 étudiants de l’enseignement supérieur (âge moyen 21 ans) et inclus dans la cohorte i‐Share”.
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