Selon Santé publique France, en 2023 le tabac est responsable de plus de 68 000 décès prématurés, soit 11 % de la mortalité totale (16 % chez les hommes et 6 % chez les femmes).
Bien que ce chiffre de mortalité soit en baisse par rapport à 2015 (75 000 décès), en lien notamment avec la disparition progressive des générations ayant le plus fumé, il reste encore trop important.
Cancers, pathologies respiratoires et cardiovasculaires : le tabac reste la première cause de mortalité évitable en France
La mortalité attribuable au tabac observée aujourd’hui est la conséquence d’habitudes tabagiques prises par des générations d’hommes et de femmes dans leur jeunesse et qui atteignent l’âge où les maladies causées par le tabagisme ont une incidence élevée.
Les données publiées le 16 février 2026 montrent que
le cancer reste la première cause de mortalité liée au tabac, représentant 55 % des décès liés au tabac chez les femmes et 58 % chez les hommes.
Par ailleurs,
1 décès sur 3 lié à une maladie respiratoire chronique et
1 décès sur 10 lié à une maladie cardiovasculaire ou neurovasculaire sont imputables au tabagisme.
Des disparités régionales importantes
Au-delà des disparités de genre, il existe des disparités régionales importantes : les régions Hauts-de-France, Grand Est et la Corse affichent des taux de mortalité attribuable au tabac supérieurs de 40 % à celui de l’Île-de-France, région hexagonale la moins touchée. Ces disparités soulignent la nécessité d’adapter les politiques de santé publique aux territoires les plus vulnérables. Les territoires ultramarins Guadeloupe, Martinique et Guyane affichent une mortalité attribuable plus faible, en lien avec une consommation de tabac historiquement moins élevée. En revanche, la mortalité attribuable à La Réunion est plus proche des taux observés dans l’hexagone.
En savoir plus :
www.santepubliquefrance.fr.
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