Dr Irène Coman, neurologue, cheffe du service de MPR-SMR neurologique de l’hôpital René-Muret (AP-HP), et de l’unité de médecine ambulatoire à l’hôpital Avicenne (AP-HP).
Dr Irène Coman, neurologue, cheffe du service de MPR-SMR neurologique de l’hôpital René-Muret (AP-HP) et de l’unité de médecine ambulatoire à l’hôpital Avicenne (AP-HP).
Dr Irène Coman, neurologue, cheffe du service de MPR-SMR neurologique de l’hôpital René-Muret (AP-HP) et de l’unité de médecine ambulatoire à l’hôpital Avicenne (AP-HP).
« En bloquant irréversiblement la vitamine B12, le protoxyde d’azote bloque des réactions métaboliques, empiète ainsi sur la production d’ADN, d’énergie, de neurotransmetteurs et des gaines de myéline des fibres nerveuses, et favorise l’altération irréversible du système nerveux, l’anémie et les thromboses. »
A condition que l’intoxication soit arrêtée, le traitement par vitamine B12 aide à réparer les neurones souffrants (mais pas ceux déjà détruits) et la rééducation intensive améliore en partie les fonctions altérées.
Incolore, à l’odeur et la saveur sucrées, ce gaz est médicalement utilisé pour ses vertus analgésiques et anesthésiques.
Son usage récréatif (euphorie, ivresse immédiate, désinhibition) se répand parmi les collégiens, lycéens, étudiants ; la consommation répétée, fréquente, explique la gravité des dommages liés.
– l’usage répété et prolongé peut provoquer des lésions irréversibles de la moelle épinière (myélopathie), du cerveau (encéphalopathie), des nerfs (neuropathie périphérique), d’expression variée : troubles de la mémoire, paralysie des membres, troubles sensitifs (ne plus ressentir toucher, froid/chaud, blessures), douleurs neuropathiques (piqure, brûlure, électricité, étreinte), troubles de l’équilibre, troubles urinaires/fécaux.
– en cas de consommation aiguë : asphyxie, hallucinations, baisse de la vigilance et des réflexes, avec un risque d’accident grave.
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