« Se passer d’alcool n’est pas si compliqué » : ils racontent pourquoi ils se lancent dans le « Défi de janvier »

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Pour la sixième année consécutive, les Français sont invités à renoncer à consommer de l'alcool pendant le mois de janvier. Cinq d'entre eux se confient à franceinfo.

Vont-ils réussir à relever le défi ? Depuis 2020, de nombreux Français se lancent dans le « Défi de janvier », une initiative venue du Royaume-Uni consistant à ne pas boire d’alcool pendant un mois. Un pari à la fois personnel et de santé publique, l’alcool étant à l’origine d’environ 40 000 morts chaque année, rappelle Santé publique France. Sa consommation, « y compris à faibles doses », augmente le risque de développer certains cancers et de nombreuses maladies chroniques. Or, un adulte sur cinq affiche une consommation au-dessus des recommandations, qui prévoient un maximum de dix verres hebdomadaires, de deux verres quotidiens et l’observance de jours d’abstinence chaque semaine, selon l’agence sanitaire. L’objectif de ce « Défi de janvier » est donc de « repenser durablement son rapport avec l’alcool », explique le collectif à l’origine de l’initiative en France. Une raison invoquée par Edith, Thibault, Claire, Emma et Clément, qui vont tenter de dire non à toute boisson enivrante jusqu’au mois de février.

Edith, 51 ans : « Je veux faire le point sur mon rapport à la boisson »

Intérimaire dans la restauration en Haute-Savoie. « D’aussi loin que je me souvienne, l’alcool a toujours été présent lors des repas en famille, avec les amis et au travail. J’ai une formation de serveuse, pour laquelle connaître ses produits ou les vins à la carte fait partie du métier… et les avoir goûtés est un plus. Une fois le service terminé, on débouche très facilement une bouteille pour décompresser. » « Ces derniers temps, avec mon mari, nous avons une consommation qui dépasse largement les recommandations de santé publique. Tous les soirs, on ouvre une bouteille de vin en rentrant du boulot. » ajoute-t-elle. « J’ai donc décidé de me lancer dans le ‘Défi de janvier’, car je veux faire le point sur mon rapport à la boisson. Pour l’instant, mon mari ne m’accompagne pas dans cette démarche. J’aimerais que ce soit le cas, car sa consommation est excessive. Quand j’ai acheté un soda, début janvier, il a commencé à se moquer. Mais il a vite compris que j’étais décidée, surtout lors d’un repas avec des amis, où je n’ai pas bu un verre d’alcool. J’espère qu’au fil du mois, à force de boire seul, cela créera une petite étincelle et qu’il finira par me suivre. »

Thibault, 35 ans : « Au repas, j’ai du mal à me passer d’un verre de vin »

Intermittent du spectacle dans la Sarthe. « C’est la deuxième année consécutive que je me lance dans le défi de janvier. Je ne saurais pas déterminer ma consommation exacte d’alcool, mais j’ai pris l’habitude de boire tous les soirs. Lors d’un repas, j’ai du mal à me passer d’un verre de vin… et à m’arrêter à un seul. C’est ce rituel que nous aimerions changer avec ma compagne : conserver ce moment de complicité, sans forcément boire de l’alcool. J’ai commencé le ‘Dry January’ quand nous sommes rentrés de vacances, samedi. C’est un peu tard, mais je suis décidé à tenir, car je n’ai tenu que vingt jours l’année dernière. Pour l’instant, ça va, je me force à prendre un sirop à l’apéro. « Le plus difficile, ce sera quand je me retrouverai au bar avec les collègues après le travail, surtout dans le cadre d’un tournage. L’an dernier, certains essayaient de me payer un verre alors qu’ils savaient que je tentais de tenir un mois sans boire. » ajoute-t-il. Je prenais ça comme une mauvaise blague. D’ici à la fin du mois, je n’ai pas de tournage prévu. Ce sera plus facile de résister. » En savoir plus : www.franceinfo.fr.

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