Et si un pop-up avec le message
“les réseaux sociaux augmentent le risque de dépression et d’anxiété” était la solution pour réduire l’utilisation de TikTok, Snapchat, Instagram et compagnie chez les jeunes, tout comme l’a été en partie l’avertissement choc
“Fumer tue” pour le tabac. C’est ce que semble indiquer une nouvelle étude de Stanford Medicine publiée en ligne dans
JAMA Health Forum, le 4 septembre 2026.
Réseaux sociaux : les messages d’avertissement sur la santé mentale sont les plus efficaces
Ces dernières années, quatre États américains ont adopté une législation rendant obligatoire l’ajout sur les réseaux sociaux d’un avertissement sur les risques liés à leur utilisation. Si au Colorado, le texte est bloqué par la justice, il est en vigueur dans le Minnesota depuis deux ans, tandis que la Californie et New York l’appliqueront à compter du 1
er janvier 2027
Les chercheurs ont voulu vérifier l’impact de ces dispositifs sur les utilisateurs. Ils ont ainsi réuni 1.012 jeunes. La moitié d’entre eux étaient âgés de 13 à 17 ans et les autres avaient entre 18 et 29 ans. Il leur a été présenté 14 messages d’avertissement sur 6 thèmes de santé (la dépendance aux réseaux sociaux, une image corporelle négative, les troubles du sommeil, la dépression, l’anxiété, les problèmes de santé mentale en général, et le fait qu’il n’a pas été prouvé que les réseaux sociaux étaient sans danger pour les jeunes). De plus, un texte proposant simplement de faire une pause de temps d’écran et un message de contrôle (sans lien avec les risques sur les réseaux) étaient aussi diffusés pendant l’expérience.
Les participants voyaient les messages dans un ordre aléatoire, formatés comme s’ils apparaissaient sur une page Instagram. Ils devaient noter chacun d’entre eux en réponse à deux questions :
« Dans quelle mesure ce message vous décourage-t-il de vouloir utiliser les médias sociaux ? » et
« Dans quelle mesure ce message augmente-t-il votre sensibilisation aux méfaits de l’utilisation des médias sociaux ? »
Résultats : tous les avertissements ont été jugés plus efficaces que le message de contrôle. De plus, les volontaires ont évalué tous les textes qui mentionnaient les effets sur la santé, à l’exception de celui sur la toxicomanie, comme plus efficaces que le message suggérant une simple pause de temps d’écran. Les messages perçus comme les plus efficients étaient ceux concernant les dommages globaux sur la santé mentale, la dépression et l’anxiété. Par ailleurs, ils fonctionnaient aussi bien chez les adolescents que chez les jeunes adultes. L’étude montre également que ces avertissements ont renforcé les connaissances des participants sur les risques liés aux réseaux sociaux.
En savoir plus :
www.pourquoidocteur.fr.
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