Un rapport de l'OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives).
Malgré les limites posées par la loi Evin, les jeunes en France sont très souvent exposés à la publicité de l’alcool. Réseaux sociaux et posts d’influenceurs constituent des vecteurs majeurs du marketing numérique en insérant l’alcool dans le paysage du divertissement et de la vie quotidienne.
Le projet Comparison of International Alcohol Control Policies – Audiovisual and Digital Alcohol Marketing (CIPPAL-ADAM) a été mené en 2024 et en 2025 dans six pays européens (Finlande, France, Italie, Irlande, Lituanie, Suisse). Coordonné par l’OFDT, il vise à décrire les facteurs et les modes d’exposition des jeunes au marketing audiovisuel et numérique de l’alcool. Nous présentons ici son volet français.
Il comprend trois études complémentaires :
En France, la loi Évin encadre strictement la publicité en faveur de l’alcool. Mais l’essor des réseaux sociaux et des stratégies de ciblage algorithmiques ainsi que l’autorisation depuis 2009 de cette publicité sur Internet viennent brouiller les limites. De plus, les frontières entre contenus commercial, éditorial et relationnel sont poreuses et les publicités peuvent prendre des formes implicites ou indirectes.
L’exposition des jeunes au marketing en ligne ou audiovisuel de l’alcool est très forte : 78% des mineurs et 91% des majeurs interrogés se disent exposés au cours du dernier mois, indique l’enquête quantitative. Et, signe des algorithmes de personnalisation et de ciblage, les consommateurs mensuels d’alcool et les utilisateurs intensifs de réseaux sociaux le sont significativement davantage. Les canaux des publicités et d’images positives de l’alcool sont en premier lieu les réseaux sociaux et les publications d’influenceurs, et au second rang des posts d’amis ou du grand public, ainsi que les séries et les films.
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