Un médicament pour ne plus avoir envie de boire de l’alcool : l’Oxybate de sodium redonne espoir aux alcooliques et addictologues

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Depuis juillet dernier, l'Oxybate de sodium, médicament qui empêcherait d'avoir envie de boire de l'alcool fait l'objet d'une étude clinique, réalisée au Centre d'addictologie de Charente. Pour le tester, il faut se porter volontaire, auprès du docteur Philippe Batel. Le but est de voir un jour le produit commercialisé.

John (prénom d’emprunt utilisé pour l’article) se souvient parfaitement de ses visites au centre d’addictologie de Charente, situé près d’Angoulême. Il s’y rendait pour essayer de ne plus succomber à ses cravings, ses envies irrépressibles de boire de l’alcool. Mais, sa vie a changé depuis plusieurs mois. Il est enfin parvenu à réduire drastiquement sa consommation d’alcool. Lui, qui buvait tous les jours, s’autorise désormais un verre de temps en temps lors d’occasions spéciales et a même fait une croix sur l’alcool fort. Ce changement, il le doit à l’étude clinique à laquelle il a participé. Elle lui a été suggérée par l’addictologue Philippe Batel.

Un nouvel espoir

Comme John, 14 volontaires souffrant d’alcoolisme testent ce nouveau médicament, l’Oxybate de sodium, censé les empêcher d’avoir envie de boire de l’alcool au centre Charentais. Cette molécule est originellement connue en France, par les narcoleptiques. Mais depuis fin juillet 2025, le centre d’addictologie de Charente fait partie des trois centres dans le pays à la tester pour ses vertus sur l’alcoolisme. L’alcool est une lourde addiction, difficile à se débarrasser. Alors, quand le docteur Philippe Batel a parlé de cette étude à John, ce dernier n’a pas hésité : « J’avais une consommation d’alcool trop importante, qui nuisait à mes relations, à ma vie et à ma santé personnelle« , relate-t-il. Sa vie était tournée autour de l’alcool : « J’éprouvais une satisfaction psychique incroyable de boire une bière ou deux. Carrément quand on se lâche les week-ends sur l’alcool fort, dans des soirées qui ne se terminent pratiquement jamais. C’était de la consommation quotidienne et surtout malsaine« , dépeint-il. Il en a longtemps payé les frais : « On s’entoure mal, et puis derrière financièrement ça devient compliqué, et même sur la santé« , poursuit-il. En savoir plus : www.france3-regions.fr.

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