« Penser que l’usage du protoxyde d’azote est purement récréatif, sans aucun risque addictif, est faux ! »

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Pre Florence Vorspan, psychiatre addictologue, cheffe du service d’addictologie à l’hôpital René-Muret (AP-HP) où une filière protoxyde d’azote a ouvert en janvier 2026.

Pre Florence Vorspan, psychiatre addictologue, cheffe du service d’addictologie à l’hôpital René-Muret (AP-HP)

Protoxyde d’azote, est-ce que la dépendance existe ?

La réponse est oui ! La Pre Florence Vorspan, psychiatre addictologue, cheffe du service d’addictologie à l’hôpital René-Muret (AP-HP), insiste : « Beaucoup de personnes pensent que l’usage du protoxyde d’azote est purement ‘récréatif’, et qu’il n’y aura aucune dépendance à la clé. Mais c’est faux ! Cette pensée très permissive entraîne un usage immodéré de ce produit, qui, utilisé hors d’un contexte médical, est toxique ».

Elle précise : « Dès qu’une personne se pose des questions sur sa consommation, le bon réflexe c’est de consulter, et le plus tôt possible ! »

Une filière pluridisciplinaire « Protoxyde d’azote » à Sevran en Seine-Saint-Denis

Pour assurer une prise en charge pluridisciplinaire la plus rapide et la plus complète possible, une filière spécialisée « protoxyde d’azote » a été créée en janvier 2026 au sein de l’hôpital de jour René-Muret (AP-HP) à Sevran en Seine-Saint-Denis.

Ce dispositif se distingue par sa facilité d’accès et sa complémentarité médicale en addictologie et neurologie :

  • Inscription directe sur aphp.fr, sans obligation d’adressage par un addictologue ou un autre professionnel de santé.
  • Convocation rapide « Notre objectif, recevoir rapidement les usagers. ».
  • Bilan complet sur le plan addictologique, psychologique et neurologique afin d’évaluer s’il existe une dépendance.
  • Selon les résultats, une orientation vers les services adaptés : suivi ambulatoire, hôpital de jour ou hospitalisation complète.

Profils des patients ?

Des jeunes de 15-25 ans, qui arrivent tard en soins sans avoir conscience des risques.

« C’est un produit consommé par les plus jeunes. Sur notre territoire, on voit arriver ces jeunes avec des histoires de vie complexes. Ce produit, qui leur donne l’illusion d’un bonheur accessible en quelques secondes, ils s’y accrochent, sans prendre la mesure de sa dangerosité. C’est aussi un phénomène de mode qui touche les très jeunes au collège, parfois dès l’âge de 13 ans ».

Plus on consulte tôt en addictologie et/ou en neurologie, plus on limite les séquelles. Cette filière offre une prise en charge pluridisciplinaire au même endroit !

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