Protoxyde d’azote : des séquelles neurologiques parfois irréversibles

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À 23 ans, Ryan a perdu l’usage de ses jambes après des années de consommation de protoxyde d’azote. Derrière ce "gaz hilarant", populaire chez les jeunes, les médecins alertent sur des atteintes neurologiques graves, parfois irréversibles, allant de troubles moteurs à de lourds déficits cognitifs.

À 23 ans, Ryan ne tient plus sur ses jambes. S’il ne peut plus marcher, c’est parce qu’il a consommé du protoxyde d’azote à haute dose pendant plusieurs années. « Avant, on voyait pas ça comme une drogue. On voyait ça plus comme du gaz hilarant. J’étais souvent dans le déni en me disant que non, je suis pas addict, c’est du gaz. Mais en vrai, quand on y repense, oui », confie le jeune homme.

Un gaz festif aux conséquences lourdes

Le protoxyde d’azote, c’est un gaz dit hilarant, consommé à l’aide de ballons de baudruche. Il provoque des éclats de rire incontrôlables, mais il peut aussi avoir des conséquences dramatiques. Hospitalisé depuis un mois dans un centre de rééducation, Ryan doit réapprendre à marcher. Séance de renforcement musculaire avec un exosquelette. Se tenir droit, plier les genoux, poser le talon au sol. Pour le jeune homme, tout est un effort. Antoine Ragusa, ergothérapeute à l’hôpital René-Muret explique : « L’exosquelette lui permet de garder la posture, une verticalité le plus droite possible et donc, de permettre un schéma de marche beaucoup plus fluide et beaucoup mieux. » En savoir plus : www.franceinfo.fr.

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