« Pour 1 personne qui boit, 5 personnes trinquent. » Parmi elles, des frères, des sœurs, des conjoint(e)s, des grands-parents, des enfants, des pères et des mères. Paula Marchioni fait partie des mères. Très tôt, son fils Arthur souffre de phobie scolaire, décroche, tente de mettre fin à ses jours, puis fume du cannabis avant de s’alcooliser fortement toutes les nuits. Vers…
« Pour 1 personne qui boit, 5 personnes trinquent. » Parmi elles, des frères, des sœurs, des conjoint(e)s, des grands-parents, des enfants, des pères et des mères.
Paula Marchioni fait partie des mères. Très tôt, son fils Arthur souffre de phobie scolaire, décroche, tente de mettre fin à ses jours, puis fume du cannabis avant de s’alcooliser fortement toutes les nuits. Vers 16-17 ans, l’alcool s’installe insidieusement dans sa vie pour ne plus en sortir. La vingtaine passée, quand Arthur revient vivre à la maison après une rupture amoureuse, Paula décide de coucher sur le papier leur vécu. « Soifs » son récit, paru aux Editions Favres le 8 janvier 2026, s’écrit alors jour après jour. À travers son combat pour ne pas abandonner son fils à sa maladie, l’autrice nous partage ses ressentis : la colère, la tendresse, la solitude, l’épuisement ou encore l’humour qui sauve ! Elle met en lumière la force du collectif et des groupes d’entraide à destination des proches de malades alcooliques, comme les groupes familiaux Al-Anon. Elle interroge notre société qui banalise – voire glorifie – la consommation d’alcool, tout en oubliant celles et ceux qui en deviennent prisonniers. Elle raconte avec authenticité sa vie de mère célibataire qui n‘envisage pas de renoncer à sa propre vie, aux sorties et aux rencontres. Elle insiste enfin sur l’importance de dire que l’alcoolisme est une maladie chronique car « cela transforme complètement la place des proches », explique-t-elle dans une interview donnée au journal romand La Liberté. Avant d’ajouter : « En tant que mère, on culpabilise énormément. Quand on comprend que c’est une maladie, on cesse de se battre contre des choses impossibles, de fliquer… On n’accable pas quelqu’un parce qu’il a un cancer. Pourtant, avec l’alcool, on moralise encore beaucoup. » Ce récit, d’une sincérité bouleversante, est une main tendue à toutes celles et ceux qui souffrent de l’alcoolisme, les personnes malades comme leurs proches.À lire et à partager.
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