Et si nos représentations empêchaient encore les femmes d’accéder aux soins en addictologie ? Face aux addictions, elles restent trop souvent invisibles, pourtant leur consommation de substances psychoactives, ne cesse de progresser. Un paradoxe brutal : -Des parcours de vie marqués par des vulnérabilités spécifiques -Une stigmatisation encore très forte -Un accès aux soins trop tardif… voire parfois inexistant Derrière ces réalités,…
Et si nos représentations empêchaient encore les femmes d’accéder aux soins en addictologie ? Face aux addictions, elles restent trop souvent invisibles, pourtant leur consommation de substances psychoactives, ne cesse de progresser.
-Des parcours de vie marqués par des vulnérabilités spécifiques -Une stigmatisation encore très forte -Un accès aux soins trop tardif… voire parfois inexistant
Honte, culpabilité, peur du jugement et crainte d’être perçue comme une “mauvaise mère” pour les femmes enceintes ou ayant déjà des enfants.
Un silence qui retarde le repérage et complique la prise en charge.
Les addictions féminines ne sont pas une simple variation des addictions masculines. Elles sont influencées par des facteurs multiples : biologiques, psychologiques, sociaux, culturels, environnementaux.
Violences, précarité, isolement : des réalités qui renforcent ces risques et rendent les parcours encore plus complexes.
Les ignorer, c’est passer à côté de solutions efficaces.
-Former les professionnels de santé au repérage systématique des addictions chez les femmes, sans stéréotypes et avec empathie. -Rapprocher les soins des femmes : maternités, structures de proximité, pour développer l’accès aux soins dans des structures qu’elles fréquentent… Aller là où elles sont. -Prévention et dé-prescription : mieux encadrer les prescriptions, anticiper dès le départ les risques de dépendance (benzodiazépines…). -Lever les freins pratiques : la garde d’enfants ne doit plus être un obstacle aux soins.
Les femmes concernées par une addiction craignent souvent de demander de l’aide… mais elles sont aussi celles qui expriment un profond soulagement, une fois accompagnées. Reconnaître l’existence des addictions féminines, c’est déjà agir. Adapter les réponses, c’est leur permettre d’accéder enfin aux soins.
Chez Addict’AIDE nous sommes convaincus que la prévention ne peut être efficace que si elle est inclusive et spécifique à toutes ces réalités.
-Guide « Femmes et addictions » – MILDECA – 2016 -Guide « Prévention du tabagisme au sevrage chez la femme » – Respadd – 2021 -Guide « L’usage de substances psychoactives durant la grossesse » – Respadd – 2013
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