Le choix d’une intelligence artificielle (IA) régulée qui protège

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Plutôt que d’opposer machines et humains, il est temps de penser notre usage de l’IA.

Aujourd’hui, 48 % des Françaisl’utilisent. Ce n’est plus un sujet de curiosité. L’IA est entrée dans nos quotidiens, nos échanges, nos espaces de création.

À mesure que son adoption s’accélère, une question s’impose : que fait-elle à nos esprits, à nos cultures, à nos sociétés ?

Anne Alombert, professeure de philosophie, le formule avec force2. « Nous devons repenser notre rapport à ces technologies pour préserver notre capacité à penser, créer et dialoguer en tant qu’êtres singuliers, sous peine de devenir les esclaves consentants de la machine. »

Outil de contribution ou simple instrument d’imitation ?

L’enjeu n’est donc pas de refuser la technologie, mais de choisir ce que nous voulons en faire.

« L’IA peut rapidement devenir une compagne de vie. Le risque étant de ne plus jamais prendre d’initiative sans la consulter », alerte le Pr Amine Benyamina, notre président et coprésident de la mission « IA : quels risques pour la santé mentale ? ».

Et d’ajouter : « Son usage peut perturber le circuit de la récompense de notre cerveau, entrainant un phénomène de dépendance, comme pour les drogues. »

Ni diabolisation, ni naïveté

« Sur le sujet de l’IA générative, il faut toujours contrebalancer. En tant qu’addictologue et psychiatre, j’ai une vision équilibrée sur ce sujet. Ce qui importe c’est de tendre vers un équilibre. C’est tout le propos de cette mission gouvernementale, installée en février à l’initiative du président de la République et de la ministre du Numérique », précise-t-il.

Ambition ?

Examiner les IA génératives, identifier les publics vulnérables, étudier les risques pour ensuite réguler, mieux protéger et informer.

Dresser un inventaire, élaborer des recommandations.

Les premières conclusions seront rendues en mai prochain, afin que l’État s’en empare.

Pas de stigmatisation

Repérer les dangers, sans stigmatiser ces nouveaux usages.

« L’idée n’est pas d’interdire, c’est peut-être même de promouvoir une IA intelligente, qui protège. », conclut-il.

Arcep, Arcom, CGE, ANCT, Baromètre du numérique, édition 2026.

2 RFI / Podcast « De la bêtise artificielle »

En savoir plus : Quel est le rapport des Français à l’IA générative et conversationnelle ? – Addict Aide – Le village des addictions

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