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Le LSD, la nouvelle drogue de la productivité?

Depuis quelques années, le LSD est devenu une drogue tendance chez les jeunes actifs. Cette mode, apparue au sein de la prestigieuse Silicon Valley aux États-Unis, est désormais une véritable routine pour certains travailleurs ambitieux.

Achetée sur le marché noir et consommée en doses de 6 à 25 micro-grammes, le LSD serait aujourd’hui à l’origine de réussites sociales, mais surtout professionnelles. Les témoignages ne manquent pas: augmentation de la productivité, amélioration de la concentration, créativité décuplée, humeur positive… cette drogue aurait tout d’un dopant miracle.

C’est le cas d’Eva*, 31 ans, directrice artistique au sein d’un grand groupe européen: «C’est au cours d’un séminaire de travail à San Francisco que j’ai découvert cette pratique. Là-bas, ça ne choquait personne. Depuis, quand je travaille sur de gros projets, je prends environ 10 à 15 microgrammes. Je vois bien les effets, mais je ne pense pas que ce soit visible par qui que ce soit. Je ne ressens pas le besoin d’en consommer souvent, mais je ne peux plus m’en passer au travail: je suis plus productive, plus longtemps, et ma créativité est sans limites. Je suis persuadée que mon évolution rapide est due à mes résultats, grandement améliorés par ma microconsommation.»

Pour Christèle Albaret, psychosociologue et fondatrice d’une clinique de psychologie en ligne, la situation est complexe: «Cette course à la réussite au prix du quoi qu’il en coûte sur la santé est un phénomène inquiétant, né, sans aucun doute, du fonctionnement de notre société. Les entreprises doivent arrêter de se mentir sur les résultats attendus. Une personne n’est pas en mesure d’être constamment performante ou dans un effort permanent de surproductivité. Cette pression n’est pas supportable pour certains travailleurs et c’est ainsi qu’ils finissent par entrer dans le cercle vicieux de cette microconsommation régulière. Ils prennent une microdose car ils savent qu’ils sont meilleurs sous LSD, alors ils continuent, quotidiennement pour certains, afin d’obtenir les honneurs ou les primes, tout en étant dans le déni total des conséquences réelles d’une consommation de drogue dure.»

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