Tabac - Questions fréquentes

Questions sur les substituts tabagiques

  • Les patchs me provoquent des rougeurs et des démangeaisons que faire ?

    On observe des effets indésirables chez un utilisateur sur 5, particulièrement en début de traitement. Il s’agit le plus souvent de rougeurs de la peau et de démangeaisons locales et passagères, qui disparaissent au bout de 48 heures après le retrait du patch.

    Une des solutions consiste à changer régulièrement l’emplacement du patch, les emplacements peuvent être les bras, les cuisses, le tronc, les hanches, les omoplates… même les fesses 😉

  • Peut-on cumuler plusieurs substituts ?

    La Haute Autorité de Santé l’affirme dans sa dernière étude (2014) : 97 % des fumeurs qui tentent de stopper la cigarette du seul fait de leur volonté échouent. C’est pourquoi des médicaments sans ordonnance à base de nicotine sont là pour vous donner un coup de pouce, généralement indispensable au succès de votre sevrage tabagique. La Sécurité Sociale rembourse d’ailleurs l’achat de ces produits à hauteur de 50 € par personne et par année.

    Ainsi, utiliser un substitut nicotinique permet d’augmenter vos chances d’abstinence de 50 % à 70 % au bout de 6 mois !
    Choisissez la forme qui vous convient le mieux : pastilles, gommes, patchs, inhaleurs… Et sollicitez l’aide de votre pharmacien ou de votre médecin pour choisir un dosage adapté.
    Sachez également qu’il est possible de cumuler les différents dispositifs de sevrage afin de mieux supporter le manque de nicotine. Par exemple, il est tout à fait possible d’utiliser un patch sur la journée tout en prenant une pastille ou une gomme lorsque l’envie de fumer survient !
    Les premières 48h ne sont pas évidentes mais les symptômes de manque disparaissent très vite. Il ne faut pas hésiter à associer le patch avec plusieurs autres formes et réajuster la posologie au besoin.

  • Comment savoir si on est en surdosage?

    Le surdosage est rare, très rare même, c’est le sous dosage qui est très fréquent.

    Les symptômes d’un surdosage: Sensation de dégout, Maux de tête, Vertiges, Accélération du rythme cardiaque, Nausées, Diarrhées, Bouche pâteuse

  • Peut on fumer avec un patch?

    Continuer de fumer une cigarette tout en maintenant des taux continus de nicotine avec des substituts nicotiniques est désormais une mesure conseillée à certains fumeurs très dépendants qui ne peuvent pas imaginer encore « la vie sans cigarette ». Ceci permet de rassurer le fumeur qui est dans l’incapacité d’imaginer qu’il ne peut plus fumer.
    Toutefois, on choisit plus les formes orales, qui permettent d’alterner clope et substitut.
    Pour autant, on peut fumer un peu en ayant un patch, en faisant bien attention à vraiment ne pas fumer beaucoup, ça peut être une stratégie pour arrêter de fumer.

  • Peut on associer patch et autres substituts?

    Oui, il est possible d’utiliser en même temps plusieurs types de substituts, comme gommes/pastilles et patch ou patchs et inhalateurs, patch et e cig. Cette association peut permettre de mieux « contrôler » le dosage de nicotine.

  • Peut-on couper les patchs ?

    Oui, sans souci. Sauf ceux de la marque Niquitin, tous les autres se coupent comme on le souhaite. Dans ce cas là, le morceau de patch collé doit être maintenu avec un sparadrap large bande hypoallergénique (en pharmacie ou en para), qui couvre tout le patch, et ne laisse pas la nicotine s’échapper.
    Le bout restant, vous le remettez tout de suite dans l’emballage, et vous fermez hermétiquement cet emballage avec du scotch.
    Si vous coupez un petit bout de votre patch, et que vous vous collez le patch sans sparadrap qui « bouche le trou sans colle », et bien, toute la nicotine s’évapore par là, et c’est comme si vous ne portiez rien, rien du tout!

  • Comment diminuer les patchs ?

    Tout doucement, par paliers, en prenant le temps d’assoir chacun des paliers. On y va tranquille, en coupant un petit bout, par exemple.
    Le secret, c’est de prendre son temps, vraiment

  • Quels patchs choisir? 16H ou 24H ?

    —Si vous avez des soucis de sommeil, si vous enlevez votre patch le soir, si vous sentez que vous avez besoin de plus d’aide dans la journée, portez des patch 16 heures: on le pose le matin, on l’enlève le soir.

    Au besoin le matin, on prend un substitut oral en attendant que le patch fasse effet
    —– Si vous dormez bien, si vous avez peur d’avoir envie de fumer, si le fait de garder un patch la nuit ne vous gêne pas, prenez du 24 heures, et remplacez le matin après la douche le patch de la veille.

    —- Ne commettez pas l’erreur de prendre des patch 24 heures et de les enlever le soir, ils ne diffusent que la moitié de la nicotine prévue, et ne sont pas faits pour être enlevés la nuit, ce n’est pas le même mode de diffusion que les 16 heures.

  • Combien de temps le patch met à agir?

    Entre 30 minutes (pour les 16 heures) et presque une heure (pour les 24h). Un patch reste actif une petite heure après qu’on l’ait enlevé.

Questions juridiques sur le tabac

  • Existe-t-il des mesures pour empêcher les mineurs de fumer du tabac ?

    OUI. La loi du 21 juillet 2009 interdit de vendre ou d’offrir gratuitement, dans les débits de tabac et tous commerces ou lieux publics, des produits du tabac ainsi que du papier à rouler à des mineurs de moins de dix-huit ans sous peine de l’amende prévue pour les contraventions de la 2e classe. Il est également interdit de fumer dans les lieux qui accueillent des mineurs (centres sportifs ou culturels) et dans l’enceinte des établissements scolaires, y compris les cours de récréation. Les chefs d’établissements doivent veiller au respect de ces interdictions et les fumeurs qui ne respecteraient pas cette interdiction sont passibles d’une amende de 450 euros.

  • Un non-fumeur peut-il exiger d’un fumeur qu’il éteigne sa cigarette ?

    OUI, dans les lieux publics. Il est interdit de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif, notamment scolaire, et dans les moyens de transport collectif (article L.3511-7 et articles R.3511-1 à R.3511-8 du code de la santé publique). Cette interdiction est effective depuis le 1er janvier 2007, pour : Tous les lieux fermés et couverts qui accueillent du public ou qui constituent des lieux de travail ; Les moyens de transport collectif ; Les espaces non couvertslh des écoles, collèges et lycées publics et privés, ainsi que des établissements destinés à l’accueil, à la formation ou à l’hébergement des mineurs. Elle s’applique depuis le 1er janvier 2008 à tous les autres lieux publics : débits permanents de boissons à consommer sur place, casinos, cercles de jeu, débits de tabac, discothèques, hôtels et restaurants. Cette interdiction ne s’applique pas dans les emplacements mis à la disposition des fumeurs et dans lesquels aucune prestation de service ne peut être délivrée. L’air doit y être renouvelé, en l’absence de tout occupant, pendant au moins une heure avant que les tâches d’entretien et de maintenance puissent y être exécutées. Il est interdit d’installer un fumoir dans les lieux d’enseignement, les centres de formation ou d’accueil de mineurs et dans les établissements de santé.

  • La publicité en faveur du tabac est-elle interdite ?

    OUI. Le Code de la santé Publique interdit toute publicité directe ou indirecte en faveur du tabac ainsi que tout financement d’événements sportifs ou culturels par des fabricants de tabac. La peine encourue est une amende de 100 000 euros qui peut être portée à la moitié du montant des dépenses consacrées à la publicité interdite. En cas de récidive, le tribunal peut en outre interdire durant un à cinq ans la vente des produits qui ont bénéficié de cette publicité.

Questions sur le vapotage

  • La vape : danger ou pas ? Maintient on la dépendance à la cigarette en vapotant ?

    Les diverses études s’accordent à dire que la vape est entre 95% et 99% moins nocive que le tabac (cf. le rapport du Public Health of England https://www.gov.uk/government/news/phe-
    publishes-independent-expert-e-cigarettes-evidence-review).

    Autant dire que cela n’est rien. Cela revient au même que de respirer l’air citadin ou celui de nos logements sans aération permanentes.
    La cigarette contient du tabac et des additifs. Lorsque ce cocktail est brûlé, il se dégage de la fumée qui contient plus de 4000 composés chimiques, dont neuf sont des carcinogènes primaires.

    La nicotine est particulièrement addictive, lorsqu’elle est fumée, car elle atteint très rapidement le cerveau grâce à l’action, notamment, des substances inhibant les monoamine-oxydase (MAO).
    ( https://www.revmed.ch/RMS/2003/RMS-2452/23277 )

    Les traitements nicotiniques de substitution (TNS) ne présentent pas ces mêmes dangers, car l’absorption de la nicotine est plus lente et ne provoque pas de pics cérébraux de concentration.

Questions générales sur le tabac

  • Je suis enceinte, puis-je prendre de la nicotine via les patchs ou la vape ?

    Idée reçue : La nicotine est mauvaise pour les femmes enceintes

    Une des causes de la mauvaise utilisation des substituts nicotiniques ou de la vape est le manque d’information des soignants concernant ces traitements, et la peur qu’il s’agisse de médicaments dangereux pour le bébé. Si la femme enceinte poursuit son tabagisme pendant toute la grossesse, la prise de nicotine est bien plus importante et sur une durée plus longue qu’avec les substituts nicotiniques. De plus, toutes les autres substances toxiques de la cigarette dont le monoxyde de carbone nocif pour le fœtus, ne sont pas présentes dans ces traitements.

    L’exposition à la nicotine est considérablement réduite lorsqu’il s’agit de substituts comparé à la consommation de cigarette.
    Il convient aussi de combattre l’idée fausse mais souvent propagée par certains médecins et sages-femmes que  » 5 cigarettes par jour n’est pas nocif, voire conseillé à la place du stress… « . En fait, l’intoxication reste souvent la même qu’avant la grossesse, car la fumeuse inhale alors beaucoup plus profondément chaque bouffée de cigarette. Ceci est facilement vérifié par la mesure du monoxyde de carbone dans l’air expiré à chaque consultation, et permet à l’intéressée et au soignant de prendre conscience d’une manière concrète de l’intoxication.

    Il est important de penser rapidement aux femmes hospitalisées en urgence pour une complication (menace d’accouchement prématuré). En effet, l’hospitalisation est souvent favorisée voire aggravée par la poursuite du tabagisme.
    Le dosage doit être adapté individuellement à chaque patiente, en prenant compte des signes de manque, mais aussi des symptômes liés à la grossesse. Si une femme souffre de nausées et vomissements, la forme transdermique d’absorption de nicotine sera préférée à toute forme orale.

    Dr. Marion Adler

  • J'ai peur d'arrêter, vais-je changer ?

    Arrêter de fumer, c’est changer.

    Et c’est aussi ça qui rend la défume parfois compliquée.
    Et c’est aussi pour cela que parfois on reprend la clope.
    Les fumeurs dépendants du tabac, notamment psychologiquement, comme moi je l’ai été, ont utilisé la cigarette pour « tenir ». Pour se conformer. Pour se taire. Pour être « comme il faut ».
    Pour se faire accepter, aimer, pour calmer leurs sensibilités, leurs émotions. Pour correspondre à ce qu’ils pensaient que l’on attendait d’eux. Une béquille qui donne l’impression que l’on marche top bien. Mais juste une impression.

    Arrêter de fumer c’est changer, mais c’est changer en s’acceptant un peu plus. En osant se dire, tel que l’on est, un peu plus. En ne se planquant plus, en prenant le risque de moins plaire, de moins correspondre au personnage que l’on est dans la vie, affective, sociale, professionnelle.

    Et ça, quand on y a goûté, on a du mal à y renoncer. Parce que ça libère, parce qu’on y retrouve de la dignité, et de la liberté à être.

    Alors l’entourage s’étonne, parfois même s’offusque, a peur : voilà que celle ou celui qui sortait fumer une clope se met à parler, se met à dire non, se met à dire je, verbalise des émotions que l’on ne lui connaissait pas.

    Ça cogne parfois, ça secoue.

    On peut se plier, reprendre la cigarette « je suis comme celle ou celui que j’imagine qu’il faudrait que je sois ». On peut aussi tenir bon. Et poursuivre son aventure vers soi.

    Ce qui est assez fabuleux, dans cette histoire, c’est que passé l’étonnement, la peur, ou bien les réactions vives, on se respecte plus, et on est plus respecté. En vrai. Les autres nous respectent plus, dans ce que l’on est, en vrai. Le regard des autres change.

    Et ça c’est quelque chose que l’on ne raconte pas aux jeunes défumeurs. On a tort, parce que la défume ça peut bousculer la vie, ça peut secouer.
    ça peut libérer. Et pas seulement du tabac.

    Alors oui, on change, on enlève juste son déguisement de fumeur.
    La chenille devient papillon. Juste plus soi, juste plus vivante. »

    Changer, oui… pour une meilleure version de soi, une version plus libre, plus vraie, qui ose, mais qu’il faut prendre le temps de connaitre à nouveau. Se redécouvrir…

    Texte de Françoise sur le groupe Je Ne Fume Plus!

  • Comment lutter contre l'ennui lors des pauses cigarettes au travail ?

    La fameuse pause clope, le moment tant redouté du défumeur.
    Que faire pendant ce moment où l’exposition à la tentation est la plus présente … ne pas y aller ? Rester à son poste et se priver de contacts et d’un vrai moment de relâchement ?

    Ou au contraire, y aller au risque de replonger…

    Voici quelques astuces pour d’une vous autoriser, à vous aussi, cette pause indispensable, sans se couper des contacts et des discussions « on refait le monde » 😉

    • S’occuper les mains : là, le smartphone peut jouer un grand rôle, entre les petits jeux, la consultation des mails, la recherche d’infos sur le net…
    • Accompagner les collèges en étant sûr de son dosage en cas d’arrêt avec des substituts (patchs, gommes, inhaleurs… et ne pas oublier sa vape si on a choisi ce système) et sortir avec quelque chose qui va occuper vos mains.
    • Faire attention à ce que vous sentiez le moins possible la fumée de vos collègues)

    Dans tous les cas, être sûre que l’on va tenir avant d’essayer.

     

    Petite vidéo humoristique sur « les dangers de la pause clope » 😉

    https://www.youtube.com/watch?v=iW5RVkBN1mw&fbclid=IwAR0Z-Eu5mANfEt72zUDMt9Taggfe927VcB5ejSJBWOdwWAhi0al7Yht-3Ms

  • Au bout de combien de temps voit-on les bienfaits de la défume ?

    L’arrêt du tabac, s’il suscite bien des difficultés, réserve souvent de bonnes surprises. Quelle que soit la quantité de tabac consommée et aussi longtemps qu’on ait fumé, il n’est jamais trop tard pour arrêter et les bénéfices de l’arrêt du tabac interviennent presque immédiatement :

    20 minutes après la dernière cigarette
    La pression sanguine et les pulsations du cœur redeviennent normales.

    8 heures après la dernière cigarette
    La quantité de monoxyde de carbone dans le sang diminue de moitié.
    L’oxygénation des cellules redevient normale.

    24 heures après la dernière cigarette
    Le risque d’infarctus du myocarde diminue déjà.
    Les poumons commencent à éliminer le mucus et les résidus de fumée. Le corps ne contient plus de nicotine.

    48 heures après la dernière cigarette
    Le goût et l’odorat s’améliorent.
    Les terminaisons nerveuses gustatives commencent à repousser.

    72 heures après la dernière cigarette
    Respirer devient plus facile.
    Les bronches commencent à se relâcher et on se sent plus énergique.

    2 semaines à 3 mois après la dernière cigarette
    La toux et la fatigue diminuent. On récupère du souffle. On marche plus facilement.

    1 à 9 mois après la dernière cigarette
    Les cils bronchiques repoussent. On est de moins en moins essoufflé.

    1 an après la dernière cigarette
    Le risque d’infarctus du myocarde diminue de moitié.
    Le risque d’accident vasculaire cérébral rejoint celui d’un non-fumeur.

    5 ans après la dernière cigarette
    Le risque de cancer du poumon diminue presque de moitié.

    10 à 15 ans après la dernière cigarette
    L’espérance de vie redevient identique à celle des personnes n’ayant jamais fumé.

    Par ailleurs,l’arrêt permet de se libérer de la dépendance du tabac. Si la dépendance physique disparaît en moyenne en quelques semaines, la dépendance psychologique est plus lente à s’estomper. Plusieurs mois sont parfois nécessaires pour ne plus avoir de fortes envies de cigarettes.
    Dans tous les cas, même plusieurs années après l’arrêt du tabac, fumer une cigarette expose à une reprise du tabagisme, car elle réveille le besoin physique et relance la dépendance comporte – mentale. Mais quel bonheur de pouvoir sortir, bouger, sans être obligé de vérifier si l’on a assez de cigarettes ou si le débit de tabac est encore ouvert ! »

    (@Tabac Infos Services)

  • La fatigue est-elle normale ?

    La défume fatigue, les premiers temps. Il faut le savoir pour ne pas être étonné de cette sensation de « grosse fatigue » parfois. Cela ne dure pas, mais cela est fréquent !

    Tous ces symptômes diminuent en intensité au fil des semaines suivant l’arrêt. Lorsqu’on fume, le corps est intoxiqué par la fumée du tabac et l’un de ses constituants, la nicotine joue un rôle de stimulant. Ainsi, à l’arrêt du tabac, apparaît une fatigue qui est due d’une part au phénomène de désintoxication auquel procède l’organisme, d’autre part à l’absence de nicotine et donc de stimulant. Ces deux mécanismes combinés entraînent une importante fatigue dans les deux à quatre semaines qui suivent la suppression du tabac.

    https://www.facebook.com/groups/jenefumeplus/search/?query=fatigue

  • Comment gérer les moments avec nos amis fumeurs (soirées, fêtes) faut-il refuser les sorties ?

    Cette question est complexe car la réponse dépend de plusieurs facteurs. Posez vous la question avec qui dois je passer la soirée ? Si les personnes sont tolérantes et respectueux de votre choix , il n’y a pas de raison de se priver d’un bon moment.

    Demandez vous aussi si vous vous sentez prêt ? Car cela reste malgré tout un cap. L’alcool a tendance à appeler à la clope. Plutôt que de se priver de voir du monde, il suffit souvent d’être raisonnable.

    Êtes vous substitué ? Si oui c’est l’occasion de tester votre substitution. Si non c’ est l’occasion de tester votre motivation.

    Ne vous privez pas être entouré dans cette période est important. Soyez fier.e de vous ! Vous êtes en train de franchir une montagne et chaque petite victoire vous permettra d’atteindre le sommet.

  • Je m'inquiète : on m'a parlé de saignement des gencives, insomnie, constipation...

    Pas d’inquiétude !

    Ce sont des symptômes typique du sevrage. Cela ne dure pas plus de 3 mois. Il faut laisser le temps à notre corps de se remettre en ordre et de se nettoyer.

    La constipation est contraignante. La clope jouait sur notre transit voir même le réguler. Je vous conseille donc de boire beaucoup d’eau, de manger des fibres et de faire de la marche. N’hésitez pas à faire une cure de magnésium. Si besoin consultez votre médecin.

    Le saignement gingivale ainsi que les aphtes et douleurs dentaires… s’expliquent par le fait que la clope masque tous les soucis buccales. Lors de l’arrêt et le temps de la cicatrisation, tous font surface. N’hésitez pas à consulter un dentiste pour faire un détartrage et entreprendre les soins nécessaire (les fumeurs en ont plus que les non fumeurs). Brossez vous les dents avec une brosse à dent à poil souple.

    La fatigue est aussi un grand classique. Notre système immunitaire se met en action pour le grand nettoyage mais on tape dans les réserves. Il ne faut donc pas hésiter à faire un cure de vitamine voir même en profiter pour faire un check up chez le médecin.

    Les insomnies sont dû au manque de nicotine. N’hésitez pas à revoir votre substitution si vous en avez une. Quoi qu’il en soit sachez que ce n’est que temporaire. Instaurez un rituel du coucher (tisane, lait chaud…). Couper les écrans au moins 30 minutes avant l’heure du coucher. Lisez un livre pour vous détendre. Et surtout, ne regardez pas l’heure une fois couché. Vous risquez de vous focaliser sur le temps de sommeil restant et donc retarder encore plus l’endormissement à cause de l’énervement. Focalisez vous sur votre respiration. Inspirez et expirez lentement en vous concentrant. Si besoin n’hésitez pas à faire une micro sieste (30min maximum) en cours de journée.

    L’irritabilité et l’hyper émotivité est aussi dû au sevrage. Le manque de nicotine provoque une irritabilité qui peut être insupportable pour l’entourage. Sortez crier ou courir pour revenir plus détendu. Si vous êtes substitué, revoyez votre dosage. Et nous avons longuement géré nos émotions avec la clope. Il faut apprendre à faire sans et à accepter nos émotions. La sophrologie et les exercices de relaxation peuvent vous aider tout comme le yoga ou tout autre activité physique.

  • La nervosité, l'irritabilité : qu'est ce qui peut m'aider ? Je vais devenir dingue si je ne fume plus.

    La nervosité, les difficultés de concentration, l’anxiété sont des signes du manque de nicotine. Ces sensations n’existent donc que pendant la période du sevrage, c’est-à-dire peu de  temps.

    Les traitements  de substitution nicotinique permettent  de compenser  ce manque et de
    supprimer progressivement la dépendance.
    Donc, en cas de crise de nervosité ou d’énervement, le premier réflexe doit être de se poser la question : est-ce que je suis énervé(e) pour une bonne raison ? Où est-ce seulement la conséquence d’un manque de nicotine ?

    Si la réponse est le manque de nicotine, il ne faut pas hésiter à se substituer, on ne le répètera jamais assez : la nicotine est votre meilleure alliée pour arrêter de fumer. Ce n’est pas elle la grande méchante de l’histoire 😉

  • Je suis malade (BPCO, etc), je suis "obligé" d'arrêter de fumer : comment faire dans ces cas là ?

    Pour commencer, l’arrêt du tabac ne fera pas reculer une BPCO.

    Ce qui peut reculer, c’est l’inconfort. Normalement la fonction respiratoire ne revient pas à sa base. Mais on peut limiter les inconforts, ce qui est important pour les patients notamment afin d’avoir une activité. Donc on sait que la réhabilitation, l’activité physique en général permet de regagner en terme de qualité de vie, et en terme de capacités d’effort.

    L’arrêt du tabac devra idéalement se faire avec l’aide d’un médecin et/ou d’un tabacologue.
    Comme pour n’importe quel défumeur, il est essentiel de trouver la méthode qui convienne. Chaque défume est unique, chacun sa méthode, chacun son ressentit.
    L’essentiel est de se dire qu’on le fait pour continuer à vivre, que la cigarette ne sera jamais un allié de bonne santé, bien au contraire.

  • Est-il vrai que les maladies arrivent après l'arrêt du tabac ?

    L’arrêt du tabac n’efface pas les années de tabagisme.

    Dire que les maladies apparaissent après est faux car elle serait apparu également si vous aviez continué de fumer. On a juste tendance à trouver cela plus injuste et donc à y trouver une cause actuelle.
    Cependant, arrêter de fumer permet d’en diminuer les risques. Il faut un an pour rejoindre les non fumeurs concernant les risques d’AVC. 15 ans pour avoir la même expérience de vie qu’un non fumeur.

    Bien sûr cela vaut pour une personne en bonne état de santé générale lors de l’arrêt.

  • Comment réagir en cas d'envie de fumer forte ?

    Qui dit « forte envie de fumer » dit « sous-dosé en nicotine », voire même pas dosé du tout en cas de défume sans substituts…
    Dans les 2 cas, avec ou sans substituts, il faut savoir qu’une envie de fumer dure entre 15 et 20 min… donc, l’idéale serait de trouver une occupation à ces moments là, trouver un travail manuel à faire (aussi bien sur le lieu de travail qu’à la maison 😉 )
    Dans le cas d’une défume avec substitut, il faut voir à ajuster la dose de nicotine délivrée, qu’elle soit par patch, gomme… quitte à cumuler un patch avec une pastille ou vaper au taux adapté si on à cette solution.
    Jessica

    Pour les plus aventuriers, il y a l’astuce de la paille, la respiration en rectangle… etc …
    (CF flyer du MST)

  • Comment obtenir le soutien de notre entourage qui ne fume pas ?

    Votre famille ainsi que votre entourage immédiat sont très importants dans votre combat contre la cigarette.
    Vous avez peut-être peur qu’ils vous jugent, vous craignez de ne pas être assez fort pour ce défi immense qu’est le sevrage tabagique.
    En fait vous avez peur de les décevoir, car toutes ces personnes comptent pour vous…

    Ce problème est récurrent et chaque fumeur qui a pris la décision de cesser de fumer est passé par là.
    La peur de l’échec est la première raison qui pousse à se cacher.
    A ne pas annoncer sa décision.
    Vous souhaitez que votre entourage soit fier de vous, qu’il vous félicite de ce que vous avez accompli.
    Toute la question est donc ici :
    Comment informer mes proches de ma volonté d’arrêter de fumer sans me rajouter une pression supplémentaire et sans avoir peur de leur réaction en cas d’échec ?

    La meilleure des solutions est comme souvent le dialogue, la compréhension de l’autre et l’écoute mutuelle.

    Voici un plan à suivre :
    a)    Point de départ
    Pour initier une relation seine et de confiance il est important de partir sur de bonnes bases.
    Parlez à votre entourage de votre projet contre le tabac.
    De vos principaux objectifs (réduction, arrêt, dates…).
    Présentez-leur vos motivations et les raisons de votre choix.
    Exprimez-leur vos doutes, vos peurs et vos angoisses.
    Ce dernier point est très important car en partageant ces éléments avec eux ils pourront plus facilement comprendre vos difficultés et feront preuve d’une plus grande empathie.

    b)  Ralliez-les à votre combat
    Il est important de leur faire comprendre qu’ils ont une place très importante dans votre cœur, et que par conséquent ils vont jouer un rôle clé dans votre sevrage tabagique.
    Expliquez-leur pourquoi il sera plus facile pour vous d’arrêter sereinement avec leur soutien.
    Enfin essayez de voir avec eux comment ils pourraient vous aider concrètement et au quotidien (par exemple : qu’ils soient plus tolérants lorsque vous allez être à fleur de peau, qu’ils ne vous stressent pas inutilement, qu’ils essayent de prendre soin de vous, qu’ils soient plus patients, etc).

    c)  Faites-leur part régulièrement de votre réussite
    A partir du moment où vous avez réussi à les faire adhérer à votre projet et que vous savez qu’ils vont vous soutenir, il est important de leur présenter régulièrement votre situation, où vous en êtes ainsi que vos réussites :
    – Votre première semaine sans tabac
    – L’heure de votre première cigarette du matin si vous l’avez nettement repoussée
    – De combien vous avez réduit
    Toutes ces petites victoires au quotidien vont avoir un effet doublement positif.

  • Comment changer ses habitudes ? (petit déjeuner, etc...)

    Changer ses habitudes n’est nullement une obligation. Cependant, si pour vous cela semble le plus approprié, vous pouvez par exemple remplacer le café par du thé ou un chocolat. Faire la vaisselle immédiatement après le repas au moment où vous aviez l’habitude de fumer. Évitez l’alcool …

    Il faut commencer par identifier en amont les habitudes et voir comment utiliser ce temps autrement ou comment donner l’illusion à votre cerveau que ce n’est pas nécessaire.

  • Toux/crachats: ça dure combien de temps, et pourquoi ?

    La toux et les crachats font partie intégrante du sevrage tabagique. Cela dure entre deux semaines et trois mois.

    Pourquoi ? Car nous avons encrassé nos voies respiratoires pendant longtemps. Le moment est venu de nettoyer tout ça. Le corps met donc sa fonction “nettoyage automatique” en route. Nous expectorons donc tout ce qui obstrue les bronches bronchioles grâce aux cils vibratils.

    Quelques astuces pour aider : boire beaucoup d’eau et ne pas hésiter à consulter son médecin ou son pharmacien pour prendre des compléments pour renforcer les défense immunitaire.

  • Peut on avoir une dépression en arrêtant de fumer ?

    Oui on peut avoir une dépression en arrêtant de fumer.

    Nous avons longuement géré nos émotions avec la cigarette en saturant nos récepteurs de dopamine. Ce qui avait pour effet de provoquer une sensation de récompense et de bien être, d’où l’impression de détente après avoir fumer une clope.

    De ce fait, il faut une période de transition pour nous permettre de nous adapter à ce changement. Le fait d’arrêter de fumer nous confronte à notre “vrai moi” avec ses forces et ses faiblesses et à faire la paix avec soit même et vivre les épreuves de la vie différemment.

    Rassurez vous ! Une étude publiée dans The BMJ montre que les fumeurs ayant arrêté à terme sont plus heureux.

    https://www.bmj.com/content/348/bmj.g1151

  • Combien de temps a-t-on envie de fumer ? A quel moment on est sevré ?

    Il n’y a pas de règle en la matière. Le sevrage est un marathon pas un sprint.

    Il faut savoir écouter son corps et ne pas sauter les étapes.

    Les envies de fumer dépendent de la méthode et de notre état d’esprit. Si l’on est bien substitué, les envies disparaissent vite.

    Cependant, nous avons longuement géré nos émotions avec la cigarette. Ceci est inscrit en nous. Une grosse émotion peut faire apparaître une envie subite.

    On est sevré quand on est hors tabac. C’est à dire quand un matin on se réveille et que l’on se rend compte que, malgré les émotions et les épreuves de la vie, cela fait longtemps que nous n’avions même pas pensé à la cigarette.

  • Arrêter d'un coup ou progressivement ?

    Il est préférable d’arrêter d’un coup. En effet une cigarette fumée par jour entretient le risque de maladie lié au tabagisme. Conformément à la méta analyse d’une cinquantaine d’études publié entre 1944 et 2015, les risques cardio vasculaires augmentent (3 fois plus de chance de faire un AVC qu’un non fumeur) https://www.bmj.com/content/360/bmj.j5855

    Et faire durer l’arrêt dans le temps n’a tendance qu’à le rendre plus difficile.

    Le meilleur conseil que je puisse vous donner c’est substituz-vous bien et zéro clope.

    Tout se passera bien 😉

  • Doit-on arrêter la cigarette et la nicotine en même temps ?

    On ne doit rien mais on fait ce que l’on veut ou ce que l’on peut. Il n’y a pas de règle en matière de sevrage. Il faut que cela soit personnalisé.

    La question est “Suis je prêt.e à tout arrêter d’un seul coup ?” Si la réponse est oui alors arrêtez sans.

    Si c’est non, la nicotine est notre meilleure amie lors du sevrage. Ce que nous souhaitons c’est arrêter de fumer et d’ingérer les substances nocives dû à la combustion. La nicotine hors combustion est bien moins addictive car elle met plus de temps à se fixer sur les neurotransmetteurs et ne provoque pas de shoot. On s’en détache donc facilement. La preuve personne n’est accroc au patch 😉
    Et on en consomme depuis l’enfance dans les fruits et légumes.

    Consommer de la nicotine reste le moyen le plus efficace pour arrêter de fumer .

  • Est-il vrai que l'on peut avoir des envies longtemps après avoir arrêté de fumer ?

    Oui !

    On peut avoir des envies très longtemps après. Cela s’appelle le « craving »

    ( https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2014-11/annexe_criteres_cim-10_abus_dependance.pdf ).
    Il s’agit d’un manque insidieux qui se cumule et mène à une envie irrépressible de consommer une cigarette.

    Nous avons, en tant que fumeur, longtemps gérer nos émotions au travers de la cigarette. Lors de stress ou d’émotion intense, notre conditionnement de fumeur reprend le dessus et l’envie ressurgit. Il ne faut pas hésiter à se substituer quelque temps si l’envie est persistante.

  • Devient-t-on dépendant aux substituts?

    La cigarette contient du tabac et des additifs. Lorsque ce cocktail est brulé, il se dégage de la fumée qui contient plus de 4000 composés chimiques, dont neuf sont des carcinogènes primaires. La nicotine est particulièrement addictive, lorsqu’elle est fumée, car elle atteint très rapidement le cerveau grâce à l’action, notamment, des substances inhibant les monoamine-oxydase (MAO).

    ( https://www.revmed.ch/RMS/2003/RMS-2452/23277 )

    Les traitements nicotiniques de substitution (TNS) ne présentent pas ces mêmes dangers, car l’absorption de la nicotine est plus lente et ne provoque pas de pics cérébraux de concentration.