Cannabis - Questions fréquentes

Questions générales sur le cannabis

  • Quels problèmes physiques ou mentaux peut engendrer le cannabis ?

    Le cannabis peut engendrer des symptômes de psychose, des pertes de capacité d’apprentissage, des troubles de la mémoire ou de l’attention. Au niveau physique, les risques sont à peu près les mêmes que ceux du fumeurs à savoir des risques d’asthme, de bronchite, d’emphysème voir de cancer (gorge, poumons…), ils peuvent même être plus grave si le fumeur consomme le cannabis mélangé avec du tabac.

  • Le cannabis est-il addictif ?

    L’usage à long terme de cannabis peut évidemment devenir une addiction, il y a une addiction lorsque l’usager ne peut plus contrôler sa consommation même si celle-ci lui cause des problèmes physiques ou personnels.  La dépendance est surtout psychologique ou comportementale lorsqu’on l’utilise comme un refuge à ses problèmes personnels. Statistiquement parlant, une personne ayant consommé beaucoup de cannabis durant son adolescence sera plus à même de développer une addiction.

  • Est-il possible de faire une overdose de cannabis ?

    Personne n’est jamais mort de la surconsommation de cannabis mais il est possible d’avoir de sérieuses complications (crise de paranoïa, bouffée délirante…) lorsque l’on en prend trop; d’autant plus que le cannabis d’aujourd’hui est beaucoup plus fort qu’il y a une vingtaine d’années. Rappelons que l’on peut mourir d’une consommation de cannabis si l’on prend la route, surtout si l’alcool y est associé.

  • Combien de temps le cannabis reste dans le corps ?

    Le THC disparaît de la salive en 1H mais peut-être détecté encore 12 heures après le dernier usage; en cas de consommation intensive le cannabis peut rester entre 24h et 8 jours. Dans le sang, il peut être détecté jusqu’à 2 jours après une consommation unique. Il peut rester plus de 15 jours après l’arrêt chez les consommateurs réguliers. Il reste jusqu’à 90 jours dans les cheveux.

Questions juridiques sur le cannabis

  • Est-on en infraction quand on est interpellé en possession de petites quantités de cannabis ?

    OUI. La quantité de drogue saisie n’est pas le seul critère sur lequel se basent les magistrats. D’abord, les services répressifs peuvent reconstituer la consommation ou le trafic à partir des déclarations de la personne interpellée ou des autres protagonistes de l’affaire. Ensuite, l’essentiel pour les magistrats est de savoir si le produit saisi est destiné à l’usage personnel du délinquant ou au trafic (revente, partage, etc.). Pour cela il est tenu compte des circonstances de l’interpellation (à la frontière ou sur le territoire national) et de tous les témoignages et indices retrouvés (déclarations d’autres usagers, etc.). S’il s’avère que la personne interpellée est un usager simple, le procureur de la République peut décider de ne pas engager de poursuites et favoriser les alternatives sanitaires ou sociales à ces poursuites. L’usager peut notamment se voir proposer comme alternative à la sanction d’effectuer un stage de sensibilisation aux dangers des drogues, à ses frais. Si des poursuites sont engagées, la peine est généralement une amende dont le montant peut aller jusqu’à 3 750 euros, et/ou un emprisonnement avec sursis ou une peine alternative à l’incarcération. En revanche, si le produit stupéfiant est destiné à la revente ou à plusieurs usagers, les peines encourues seront celles du trafic, et le risque d’un emprisonnement ferme est important.

  • La prescription thérapeutique du cannabis est-elle autorisée ?

    NON. Le cannabis est classé parmi les stupéfiants illégaux. Il ne peut donc être prescrit. En revanche, quelques médicaments contenant du THC et/ ou du cannabidiol sont autorisés pour certaines affections (Marinol® et Sativex ®). Remarques : En France, un médicament pour pouvoir être prescrit doit disposer d’une autorisation de mise sur le marché (AMM). Rien n’empêche un industriel de demander une AMM pour un médicament comportant du cannabis.

  • A-t-on le droit de cultiver du cannabis ?

    NON. Le cannabis est un stupéfiant. Sa culture (à l’exception de certaines variétés contenant très peu de THC par des entreprises autorisées) est assimilée à la production illicite de stupéfiants, considérée comme un acte de trafic grave sanctionné par une peine pouvant aller jusqu’à vingt ans de réclusion et 7 500 000 euros d’amende, quelle que soit la quantité. Lorsque la production porte sur de faibles quantités, il peut être recouru à une qualification délictuelle telle la détention illicite de stupéfiants, faisant tout de même encourir la peine de 10 ans d’emprisonnement à son auteur.

  • Le cannabis est-il interdit ?

    OUI. Le cannabis est un stupéfiant. Sa culture (à l’exception de certaines variétés contenant très peu de THC (principe actif) par des entreprises autorisées) est assimilée à la production illicite de stupéfiants, considérée comme un acte de trafic grave sanctionné par une peine pouvant aller jusqu’à vingt ans de réclusion et 7 500 000 euros d’amende, quelle que soit la quantité. Lorsque la production porte sur de faibles quantités, il peut être recouru à une qualification délictuelle telle la détention illicite de stupéfiants, faisant tout de même encourir la peine de 10 ans d’emprisonnement à son auteur.