Médicaments - Questions fréquentes

Questions médicaments

  • Pourquoi prescrit-on des médicaments psychotropes ?

    Prescrit et utilisé avec discernement, un médicament psychoactif permet d’atténuer ou de faire disparaître une souffrance psychique. Un médicament psychoactif est prescrit par un médecin. Après examen, celui-ci établit un diagnostic et, s’il l’estime nécessaire, détermine le traitement adapté à l’état de santé du patient.

    Un grand nombre de personnes demandent à leur médecin des médicaments pour faire face à des troubles provoqués par leurs difficultés quotidiennes. Ces troubles peuvent être transitoires, occasionnels ou devenir chroniques. Dans tous les cas, les prescriptions ont une durée limitée (à un mois) : tout renouvellement donne lieu à une nouvelle consultation.

  • Quels sont les risques liés aux médicaments psychotropes ?

    Elles peuvent entraîner des effets indésirables (baisse de la vigilance, somnolence, diminution des réflexes) qui rendent dangereuses la conduite d’un véhicule ou l’utilisation d’une machine.

    Certaines ont des effets désinhibants pouvant mener à des actes incontrôlés. La prise d’alcool au cours d’un traitement est déconseillée. Leur association avec des traitements de substitution aux opiacés expose à un risque de dépression respiratoire pouvant provoquer la mort.

    Elles peuvent entraîner des troubles liés au mésusage, favorisés par une durée trop longue du traitement, des doses trop importantes, l’état de santé de la personne, l’association à l’alcool. Des symptômes de sevrage peuvent se manifester en cas d’arrêt trop brutal du traitement : insomnie, douleurs musculaires, anxiété, irritabilité, agitation. Un arrêt progressif permet d’arrêter ces symptômes.

    (source : Mildeca)

  • Quels sont les peines liées à un trafic de médicaments psychotropes ?

    La réponse pénale à l’usage, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition ou le transport illicite – c’est-à-dire non conformes aux prescriptions médicales – de médicaments stupéfiants ou assimilés est identique à celle appliquée pour tout autre stupéfiant. Ainsi, le délit d’usage est passible d’une peine maximale d’un an d’emprisonnement, d’une amende de 3 750 €, voire d’un stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants, à titre de peine complémentaire (art. L. 3421-1 du CSP). En revanche, l’usage abusif ou détourné des médicaments psychotropes classés sur la liste I des substances vénéneuses (cas de la buprénorphine) n’est pas sanctionné pénalement.

    Le transport, la détention, l’offre, la cession ou l’acquisition illicite de substances vénéneuses sont passibles de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende, les peines étant portées à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende lorsque les faits ont été commis en bande organisée. Pour les médicaments stupéfiants ou assimilés, le contrevenant encourt 10 ans d’emprisonnement et 7,5 millions d’euros d’amende (art. 222-37 du Code pénal).

    Sources OFDT 

  • Quelle est la fréquence de consommation chez les adultes ?

    En 2010, 18 % des 18-75 ans déclarent avoir pris au moins un médicament psychotrope au cours des 12 derniers mois (10 % ont consommé un anxiolytique au cours de l’année, 6 % un hypnotique, 6 % un antidépresseur, 0,7 % un régulateur de l’humeur et 0,9 % un neuroleptique), en hausse de 3 points par rapport à 2005. L’usage est nettement plus important chez les femmes (23 % contre 13 % chez les hommes) et augmente fortement avec l’âge chez ces dernières, progressant de 11 % dans la classe d’âge 18-25 ans à 33 % dans celle des 64-74 ans pour régresser ensuite. Chez les hommes, il atteint un pic à 18 % chez les 45-54 ans, pour stagner ensuite aux alentours de 14 % [9].

    En 2012, environ 11,5 millions de Français ont consommé au moins une fois une benzodiazépine. Ils ont en moyenne 56 ans et 64,2 % sont des femmes. L’alprazolam (Xanax®) est la benzodiazépine la plus consommée.

  • Quelle est la fréquence d'expérimentation chez les adolescents ?

    En 2015, l’expérimentation d’un tranquillisant ou d’un somnifère sans ordonnance médicale est déclarée par 11 % des lycéens, les jeunes filles étant toujours plus souvent concernées que les garçons (13,1 % vs 8,3 %). On ne mesure pas de variation entre 2011 et 2015, ni d’écart de niveau entre les filières. [6].

    Chez les jeunes de 17 ans, 16 % ont déjà pris au cours de leur vie des Tranquillisants, 13 % des Somnifères et 6 % des antidépresseurs. Les filles sont davantage concernées par l’usage de ces médicaments.

    (source OFDT)

  • Quels sont les risques liés à la prise de ces médicaments ?

    1. Il existe des risques qui en sont pas directement inhérents à la dépendance mais pouvant être un problème. Certains de ces médicaments facilitent l’apparition d’accidents en diminuant la vigilance de celui qui les prends notamment pendant les situations qui exigent de la concentration comme la conduite. Ces risques sont encore plus important si l’on associe les médicaments à d’autres psychotropes.
    2. La consommation peut être inappropriée lorsque le produit donne au consommateur un bénéfice inférieur au risque du traitement (ex : dépression respiratoire, aggravation d’une dépression). L’inadéquation dépend du produit, de la dose ou des autres traitements suivis.
    3. Il existe enfin des mésusages de médicaments qui découlent souvent d’une auto-médication. On peut citer l’abus (dose trop forte ou traitement trop long), le cumul (association de médicaments) ainsi que l’usage à des fins de “défonce”.
  • Quels sont les différents de médicaments psychotropes ?

    – les anxiolytiques : ils diminuent l’angoisse et les manifestations de l’anxiété (insomnie, tension musculaire…).
    – les hypnotiques : ils sont destinés à provoquer et/ou maintenir le sommeil.
    – les antidépresseurs : destinés à traiter les dépressions
    – les antipsychotiques (neuroleptiques), principalement prescrits dans les psychoses (schizophrénie par exemple) ;
    – les régulateurs de l’humeur (lithium notamment) ;
    – les psychostimulants : méthylphénidate