Une étude du cabinet Empreinte Humaine, réalisée par Ipsos-BVA et publiée mardi, constate notamment un risque deux fois plus élevé de burn-out sévère en 2026 qu’avant la crise sanitaire.
Un salarié français sur deux présente des signes de détresse psychologique, soit le niveau le plus élevé enregistré depuis le lancement du baromètre en mars 2020, selon une étude publiée mardi 2 juin par Empreinte Humaine, réalisée par Ipsos-BVA. La détresse psychologique regroupe « à la fois des symptômes de dépression et d’épuisement ».
Il s’agit d’un « sentiment un peu continu de désespoir, de fatigue, finalement un de ras-le-bol et de stress« , et peut mener à des troubles de santé plus graves, explique Christophe Nguyen, président d’Empreinte humaine et psychologue du travail et des organisations. Parmi les salariés qui se disent en détresse psychologique, 16% font état d’une détresse élevée.
Ce niveau de détresse psychologique prend trois points de plus que lors du précédent baromètre, en novembre 2025. C’est également plus élevé que lors du premier confinement lié au Covid (44%), mais autant qu’au moment du deuxième confinement fin 2020. « Il y a une accélération des rythmes de travail », commente le cofondateur d’Empreinte humaine. « Les salariés disent qu’ils n’arrivent pas à bien travailler », « certains ont l’impression de n’être que de simples exécutants« , ajoute-t-il. Il estime que cette lente dégradation de la situation a pour cause une « faute de moyens de prévention efficaces« . « On n’a pas assez mis de moyens dans les conditions de travail. Des entreprises, en particulier les plus grandes, ont mis en place des cellules d’écoute, ont formé des managers, or ce n’est pas suffisant« , déplore-t-il.
Parmi les salariés concernés, 83% relient leur état au travail. Ce chiffre monte à 87% chez les moins de 30 ans.
Deux fois plus de risque de burn-out sévère
Les femmes (55%), les employés (59%) et les moins de 30 ans (60%) sont les profils les plus touchés. La situation est telle que 45% des salariés affirment craindre de ne pas pouvoir tenir psychologiquement au travail jusqu’à leur départ en retraite et près d’un tiers souhaite quitter son organisation ou son entreprise.
32% des salariés interrogés se disent en état de risque de burn-out, un taux stable par rapport à la vague précédente. Parmi eux, 11% évoquent même un risque de burn-out sévère. Le rapport constate un risque deux fois plus élevé de burn-out sévère en 2026 qu’avant la crise sanitaire. « Cette exposition chronique est un facteur de risque pour la santé », note Christophe Nguyen, président d’Empreinte Humaine et psychologue du travail et des organisations.
Accéder à l’infographie du sondage : Sondage Empreinte Humaine – Empreinte Humaine
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