Pour la première fois depuis 2020, la santé mentale des actifs français s’améliore. Mais cette embellie cache une réalité plus contrastée : les écarts se renforcent entre ceux en bonne santé mentale et ceux déjà fragilisés. C’est ce que révèle le Baromètre 2026 de Qualisocial, mené avec Ipsos-BVA auprès de 3 000 salariés.
Santé mentale des salariés : une amélioration, mais des inégalités persistantes
En 2026, 22 % des actifs se déclarent en mauvaise santé mentale, contre 25 % en 2025. Une évolution positive après plusieurs années de tensions post-crise sanitaire. L’objectif reste néanmoins de revenir aux niveaux pré-Covid, soit 17 % en 2019. Cette amélioration, bien qu’encore légère, s’explique notamment par la désignation de la santé mentale comme Grande Cause nationale. Selon Qualisocial, cette initiative a permis de libérer la parole, de mieux comprendre les enjeux et de favoriser le recours à l’aide. Mais cette dynamique positive ne bénéficie pas à tous de la même manière. « Les femmes, même si on perçoit une nette amélioration en 2026 (25 % en mauvaise santé mentale contre 29 % en 2025), les jeunes actifs entre 30 et 39 ans et les employés sont parmi les plus vulnérables », observe Camy Puech, fondateur et dirigeant de Qualisocial.
La troisième édition de ce baromètre met également en évidence des écarts sectoriels marqués : les secteurs de l’hébergement médico-social et action sociale (31 % de travailleurs en mauvaise santé mentale), du commerce (26 %) et de l’enseignement/formation professionnelle (25 %) sont les secteurs les plus en difficulté. À l’inverse, la construction-BTP (14 % de travailleurs en mauvaise santé mentale), les services aux entreprises (18 %), la banque-assurance et activités immobilières (19 %) semblent les moins exposés.
Accéder au baromètre : Baromètre Santé mentale & QVCT 2026 – 3e édition
En savoir plus : www.focusrh.com.