Nous y voilà : la Coupe du monde de football 2026 bat son plein en Amérique du Nord. Echelonnée sur 5 semaines, cette édition compte 104 matchs disputés autour de 48 nations, une première !
Autant de matchs, c’est autant d’occasions de conduites à risque pour nos collaborateurs, car si cet événement sportif majeur est avant tout un moment de fête collective, il s’accompagne aussi de comportements qui méritent toute l’attention des employeurs :
-consommation d’alcool en hausse,
-nuits écourtées en raison du décalage horaire avec le continent américain,
-et pour certains, en particulier les moins de 35 ans, une pratique des paris sportifs qui peut rapidement devenir problématique.
Quels sont les risques ?
- Une hausse de la consommation d’alcool : les soirs de match peuvent s’accompagner d’une consommation d’alcool excessive, non seulement pour célébrer, mais aussi pour rester éveillé. Or, les effets résiduels de l’alcool le lendemain représente un risque au travail : baisse de la vigilance, temps de réaction allongé, accidents…
Ce que dit la loi : la consommation d’alcool, même dans la sphère privée du salarié/agent, peut engager la responsabilité civile (accident du travail, faute inexcusable) et pénale (amende de 10 000 € par collaborateur en état d’ivresse) de l’employeur en cas d’incident.
- Le manque de sommeil : avec le décalage horaire, les matchs diffusés depuis le Canada, les États-Unis et le Mexique sont retransmis en France tard le soir ou la nuit.
Plusieurs semaines de nuits écourtées, c’est de la fatigue qui s’accumule et des risques au travail en termes de concentration et de sécurité.
Comment réduire ces risques ?
Jusqu’au 19 juillet 2026, en tant qu’employeur, nous avons un rôle à jouer pour le bien-être et la sécurité de nos collaborateurs. Voici quelques recommandations et idées :
- Sensibiliser en interne,
- Rappeler les règles applicables en lien avec la consommation d’alcool dans votre organisation en s’appuyant sur le règlement intérieur,
- Être attentif aux signaux faibles : fatigue, irritabilité, retards, absentéisme…
- Anticiper les situations à risque : trajets domicile/travail en véhicule motorisé, utilisation de machines, manutention…
- Orienter les collaborateurs en difficulté vers un accompagnement adapté.
- Ouvrir le dialogue avec les équipes, elles peuvent être force de propositions.
- Quand c’est possible, pourquoi ne pas aménager les horaires les lendemains des matchs de l’équipe de France, ou encore favoriser le télétravail.
Des leviers simples qui témoignent d’une culture managériale bienveillante et responsable.
Parce qu’un grand événement sportif ne doit pas se transformer en facteurs de risque, ni pour les collaborateurs, ni pour les organisations, Addict’AIDE Pro défend une approche préventive non moralisatrice axée sur l’information, l’anticipation et l’accompagnement.
En savoir plus : www.editions-tissot.fr.
Pour aller plus loin retrouvez les fiches pratiques Addict’AIDE Pro :