La Coupe du monde de football 2026 se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026. Si cet événement sportif constitue un moment de convivialité pour de nombreux salariés, il peut également avoir des répercussions sur la santé et la sécurité au travail. Fatigue liée au manque de sommeil, baisse de vigilance ou encore consommation excessive d’alcool figurent parmi les risques que les employeurs ont intérêt à anticiper.
Coupe du monde 2026 : anticiper les risques liés à l’alcool
Les matchs de la Coupe du monde 2026 pourraient s’accompagner de soirées festives et d’une consommation d’alcool plus importante. Si la consommation d’alcool intervient en dehors du temps de travail, elle n’est pas sans conséquence pour l’entreprise. Elle peut entraîner une augmentation du risque d’accidents lors de la reprise du travail le lendemain.
Dans ce contexte, l’employeur a tout intérêt de rappeler les règles applicables dans l’entreprise concernant la consommation d’alcool ainsi que les conséquences disciplinaires pouvant résulter d’un état d’ébriété au travail, et ce afin d’assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés. Dans le cas contraire, sa responsabilité pourra être engagée, autant sur le plan civil que sur le plan pénal.
Sur le plan civil, un incident peut entraîner la reconnaissance d’un accident du travail ou d’une faute inexcusable de l’employeur. Cette responsabilité est engagée y compris lorsque la consommation de boissons est intervenue dans la sphère privée du salarié.
Pénalement, le fait de laisser entrer ou séjourner un salarié en état d’ivresse sur son lieu de travail est passible d’une amende de 10 000 €. Cette amende s’applique autant de fois qu’il y a de salariés concernés par l’infraction.
Pour satisfaire à son obligation de sécurité, l’employeur peut mobiliser de multiples dispositifs. Il peut par exemple interdire l’introduction, la distribution et l’usage de l’alcool au sein de l’entreprise via le règlement intérieur, dans les entreprises d’au moins 50 salariés, ou via une note de service. L’employeur peut également rappeler que chaque salarié est tenu, en vertu de son obligation de sécurité, de prendre soin de sa santé et de sa sécurité ainsi que celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail (Code du travail, art. L. 4122-1).
Rappel
L’état d’ébriété sur le lieu de travail constitue une faute disciplinaire pouvant donner lieu à des sanctions, y compris si le salarié a consommé de l’alcool dans le cadre de sa vie personnelle.
Sans remettre en cause l’engouement suscité par cet événement sportif mondial, quelques actions de sensibilisation peuvent contribuer à limiter les risques liés à une consommation d’alcool excessive et à garantir des conditions de travail plus sûres pendant la compétition.
Il est important que chacun, dans l’entreprise, prenne conscience des risques liés à l’alcool.
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