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ALCOOL / Lagardère condamné pour des publicités pour le vin sur ados.fr

Pour la justice, l'éditeur a violé la loi qui interdit la publicité pour l'alcool sur les sites "principalement destinés à la jeunesse".

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Addiction Alcool - ALCOOL / Lagardère condamné pour des publicités pour le vin sur ados.fr

Le site ados.fr est-il ou non destiné aux mineurs? Telle est la question ubuesque sur laquelle la justice s’est récemment penchée.

Ce site, créé en 1999, a été racheté en 2004 par Doctissimo, lui-même racheté en 2008 par Lagardère. Il revendique 3 millions de visiteurs uniques. En 2015, il a diffusé des publicités pour les vignerons indépendants, et le site de vente en ligne Wine in black.

Problème: le code de santé publique interdit la publicité pour l’alcool sur les sites web « principalement destinés à la jeunesse ». L’ANPAA (Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie), estimant que la loi était violée, a donc porté plainte contre Lagardère.

Alcool trop cher pour les jeunes

Le groupe dirigé par Arnaud Lagardère a alors utilisé moult arguments pour se défendre. Le plus original est qu’ados.fr « s’adresse aux 15-25 ans, et donc que les mineurs ne constituent que 3/10èmes du public [cible], et donc que le site s’adresse à un public à 70% constitué de majeurs ». D’autant que « la population de 18 à 25 ans est numériquement plus nombreuse que la population de 15 à 18 ans ». Mais cela n’a pas convaincu. Pour les juges, si ados.fr visait majoritairement les plus de 18 ans, alors « on peut s’étonner du choix de l’appellation du site, qui, à elle seule, démontre que ce site s’adresse à des adolescents, c’est-à-dire des jeunes de moins de 18 ans, et est totalement dépourvu d’attractivité pour des jeunes de 18 à 25 ans ».

Autre argument de Lagardère: les jeunes n’avaient de toute façon pas les moyens de s’offrir les alcools proposés par ces publicités. En effet, « ces annonces portaient sur des vins et spiritueux de luxe, qui correspondent plus aux goûts d’adultes installés dans la vie qu’aux goûts des jeunes, et donc le dommage pour les jeunes est nul ». Mais, là encore, le tribunal a rejeté l’argument…

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