Covid-19 et alcooliers : la reprise économique ne doit pas se faire au détriment de la santé des citoyens européens

Alors que les pays européens élaborent des politiques pour relancer leur économie et renforcer leur système de santé mis à rude épreuve par la pandémie de Covid-19, il est essentiel de veiller à la cohérence des politiques mises en œuvre au sein de l'Union européenne.

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Si la crise de Covid-19 a mis en lumière les lacunes des politiques européennes en matière de santé, elle a également permis d’en tirer des leçons. Trop peu d’efforts et de ressources ont été consacrés aux mesures de prévention ces dernières décennies. À cet égard, la politique en matière d’alcool est particulièrement négligée, tant aux niveaux européen que nationaux, alors que la région européenne de l’OMS est la plus consommatrice d’alcool au monde.

Plus inquiétant encore, des initiatives visant à utiliser la crise Covid-19 pour affaiblir encore les politiques en matière d’alcool au bénéfice des industriels émergent dans plusieurs pays. Certains producteurs d’alcool comme Kronenbourg SAS et Pernod Ricard ont largement communiqué sur leurs efforts dans la lutte contre le virus via la fabrication et le don de gel hydroalcoolique et, après la crise, sponsorisent la création de « cafés sociaux » sous prétexte de soutenir les zones rurales en voie de désertification[1].

Dans plusieurs pays européens, on assiste aussi à des tentatives visant à faire baisser le prix des boissons alcoolisées, notamment via des mesures d’allégement fiscal, au prétexte de relancer les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. En France, l’industrie demande par exemple que la TVA sur les boissons alcoolisées passe de 20 à 10%.

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