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ALCOOL / Le binge drinking répété chez la souris entraine des lésions hépatiques

Le binge drinking consiste en des conduites de consommations discontinues mais parfois massives d’alcool. C’est un comportement souvent observé chez le jeune adulte voire l’adolescent, et induit de manière groupale. On ignore encore beaucoup les conséquences médicales propres de ce comportement, qui peut évoluer plus ou moins rapidement, chez un certain nombre de sujets, vers un authentique trouble d’usage d’alcool.

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FOIE SOURISLe binge drinking consiste en des conduites de consommations discontinues mais parfois massives d’alcool. C’est un comportement souvent observé chez le jeune adulte voire l’adolescent, et induit de manière groupale. On ignore encore beaucoup les conséquences médicales propres de ce comportement, qui peut évoluer plus ou moins rapidement, chez un certain nombre de sujets, vers un authentique trouble d’usage d’alcool. Le binge drinking expose en effet aux conséquences d’ivresses parfois très importantes, mais aussi à quelque chose de plus spécifique au binge drinking, qui sont les alternances d’ivresses suivies de jour de non-consommation d’alcool. De premières données scientifiques semblent indiquer que l’organisme supporte mal de telles oscillations.

 

Parmi les principales préoccupations médicales extra-psychiatriques potentiellement induites par les pratiques de binge drinking, les deux principales sont les conséquences neurologiques et les éventuels dégâts hépatologiques. Une nouvelle étude qui vient d’être publiée dans ACER apporte des arguments en faveur d’une atteinte hépatique induite par le binge drinking.  Des chercheurs de l’université de San Francisco ont comparé chez la souri les effets de séances de binge répétées, de séances de binge isolées, et de consommations d’alcool répétées mais modérées.

Ils ont constaté que seules les séances répétées de binge drinking aboutissaient à une hausse importante des taux de triglycérides sanguins et hépatiques. Par ailleurs, le binge drinking répété amenaient à une modification de la métabolisation de l’alcool dans le foie, avec implication de voies accessoires amenant à des réactions de stress oxydant. Les auteurs ont constaté un taux plus élevé dans le groupe binge répété des cytokines IL-1B et 4-HNE, qui sont des marqueurs d’inflammation précoces au niveau hépatique.

Les arguments semblent s’accumuler pour penser que des pratiques régulières de binge drinking sont vectrices d’anomalies inflammatoires précoces dans le foie, et associées à des désordres métaboliques susceptibles d’aggraver d’autres facteurs de risque cardiovasculaires. On comprend avec ce type d’études comment un dérèglement hépatique précoce peut participer à une vulnérabilité cardiovasculaire globale du sujet.

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