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Crack et troubles psychiatriques : les femmes sont plus exposées que les hommes

Une étude de Santé publique France menée entre 2023 et 2024 à Paris dévoile que 62 % des femmes interrogées, qui consomment du crack, présentent au moins un trouble psychiatrique et doivent faire l’objet d’un suivi différencié.

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Crack et troubles psychiatriques les femmes sont plus exposées que les hommes
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C’est un angle mort de la prise en charge des addictions. Les usagères de crack, nombreuses à avoir subi des traumatismes, sont bien plus majoritairement touchées par des troubles mentaux que leurs homologues masculins et nécessitent une prise en charge différenciée, pointe une étude publiée par Santé publique France le 6 janvier 2026.

Associant des équipes de l’Inserm et d’universités (Paris-Saclay, Versailles, Montpellier), cette étude menée d’octobre 2023 à janvier 2024, cherchait à estimer la prévalence des troubles psychiatriques chez les consommateurs de crack – une drogue dont l’usage est un facteur de paupérisation sociale rapide et de dégradation de la santé mentale – à Paris.

Parmi les 485 personnes incluses dans l’analyse (sur 1 202 participants), 34 % des hommes présentaient au moins un trouble psychiatrique (troubles dépressifs et anxieux, manifestations psychotiques, stress post-traumatique…) et 62 % des femmes, soit près du double. Cette prévalence est « alarmante » et « probablement sous-estimée », estiment les auteurs. D’autant qu’un tiers d’entre elles présentaient plusieurs troubles psychiatriques.

Tous genres confondus, consommateurs et consommatrices sont donc exposés à une dégradation de leur santé mentale et demeurent trop peu nombreux à être pris en charge pour ces raisons, souligne encore l’étude : seuls 12 % des participants à l’étude ont déclaré être suivis pour un trouble psychiatrique et 11 % prendre un traitement (antidépresseur, antipsychotique, anxiolytique…).

En savoir plus : www.liberation.fr.