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Dry January : d'autres l'ont réussi, pourquoi pas nous ? #LeDéfiDeJanvier

Voici des publications scientifiques et des preuves réelles qui montrent l'efficacité des campagnes Dry January dans 14 pays. La France doit aussi d'y mettre ! Plus d'info sur le twitter du Dry January français : @fr_dry et bientôt une page facebook.

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Addiction Alcool - Dry January : d'autres l'ont réussi, pourquoi pas nous ? #LeDéfiDeJanvier

Les campagnes « Mois sans alcool » consistent à s’abstenir de consommer de l’alcool pendant la durée d’un mois et ont pour objectif d’amener les participants à réfléchir à leur consommation d’alcool et à la diminuer. En s’appuyant sur le principe de la « contagion sociale », ces campagnes répétées visent à augmenter le nombre de participants au fil des années afin de changer la culture autour de la consommation d’alcool. La contagion sociale s’entend à la diffusion des attitudes et des comportements sains d’une partie de la population aux autres grâce aux relations sociales

1- Les campagnes

Aujourd’hui, au moins 14 campagnes annuelles de type Mois sans alcool sont organisées à l’étranger, dont la première (« Tipaton Tammikuu ») lancée en Finlande en 2004. Ces campagnes sont souvent organisées pendant les mois hivernaux, quand on estime qu’il est plus facile de s’abstenir sur le moyen terme. Le mois de janvier reste le choix de préférence car le grand public serait prêt à bousculer ses habitudes après les excès de décembre. La plupart des campagnes ciblent les « social drinkers », les individus qui consomment l’alcool principalement durant des soirées et des événements sociaux.

Ces Mois sans alcool sont portés principalement par les associations de lutte contre le cancer ou de lutte contre les addictions. Dans quelques cas, l’agence nationale de santé publique locale participe à la campagne. En 2015, Public Health England, l’homologue de Santé publique France a soutenu « Alcohol Concern » pour augmenter le nombre d’inscrits au « Dry January ».

2- Évaluation de ces campagnes

Tous les dispositifs étrangers repérés n’ont pas bénéficié d’une évaluation publiée, du moins en langue anglaise ou française. Un focus est fait ci-dessous sur quelques indicateurs clés.

Des effets positifs ont été observés pour les inscrits à certains Mois sans alcool, qu’ils aient réussi ou non à ne pas boire d’alcool pendant un mois complet.

3 – Avantages ressentis

À la fin de Dry January 2018, les inscrits déclaraient avoir senti plusieurs avantages : 88% ont fait des économies, 71% ont mieux dormi, 70% se sentaient mieux, 67% ont eu plus d’énergie, 58% ont perdu du poids. Un mois après la fin de la Tournée Minérale 2017, les avantages le plus souvent ressentis étaient de se sentir mieux dans sa peau, d’avoir un meilleur sommeil et d’avoir plus d’énergie. Après la Tournée Minérale en 2018, 9 participants sur 10 ont ressenti au moins un des cinq effets positifs suivants : un sommeil de qualité, une hausse d’énergie, une économie d’argent, une perte de poids, une plus belle peau.7 Quatre Belges sur 10 ont découvert de nouvelles alternatives sans alcool.

4- Réduction de consommation d’alcool

Une baisse significative de consommation auto-déclarée a été observée parmi les inscrits lors du Dry January (en Angleterre) et de la Tournée Minérale (en Belgique) six mois après la fin de chaque défi. En 2018, les participants au Dry January consommaient en moyenne 3 jours par semaine, contre 4 avant le défi. De même, ils ont réduit la quantité d’alcool bue à chaque occasion (un verre en moins en moyenne), et les épisodes d’ivresse sont passés de 3 à 2 par mois.(Voir l’étude de l’Université de Sussex) Six mois après la fin de la Tournée Minérale, les participants qui ont réussi le défi belge consommaient moins de verres d’alcool par semaine (8 au lieu de 10 verres en moyenne) alors que parmi ceux qui n’avaient pas participé à la Tournée Minérale, la consommation d’alcool est restée stable. On n’observe pas de différence sur la réduction de consommation d’alcool en fonction de l’âge, du sexe et du niveau d’étude parmi les participants inscrits.

Le sentiment de pouvoir résister à l’alcool a aussi augmenté chez les participants aux campagnes de Mois sans alcool. En février, les Britanniques qui ont réussi à ne pas boire pendant le mois de janvier avaient un sentiment d’auto-efficacité à résister à l’alcool plus élevé (Drink Refusal Self-Efficacy), malgré la pression sociale (ex : « Quand mes amis en consomment, j’arrive à refuser »), dans les situations de mal être et dans les situations où on a l’habitude de consommer (ex : « Quand je suis devant la télé »). Parmi ceux qui ont tenté le défi, les chercheurs ont également observé un sentiment d’auto-efficacité plus élevé face à la pression sociale et dans les situations de mal être.De même, six mois après la fin du défi belge, 44% des participants à la Tournée Minérale estimaient pouvoir refuser plus facilement l’alcool.

Contrairement aux craintes qu’un mois d’abstinence pourrait entraîner une hausse de consommation d’alcool parmi les participants après le défi, il a été montré que cela n’était pas le cas six mois après la fin de Dry January.

Un succès en Grande-Bretagne et en Belgique

En 2015, 62% des participants inscrits au Dry January ont déclaré avoir réussi le défi. Les participants qui restaient abstinents pendant le mois de janvier consommaient auparavant moins d’alcool que ceux qui n’ont pas réussi à s’abstenir pendant le mois. En Belgique, 8 participants sur 10 ont déclaré avoir réussi la Tournée Minérale.

En 2020, en France, il ne dépend que de nous de faire aussi bien !

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