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Ecrans, drogues, pornographie, sucre... notre cerveau est constamment surstimulé. Comment le calmer pour éviter la saturation ?

Au passage, sachez que ce n'est pas de votre faute : vous êtes constamment soumis à des «superstimuli». Mais une risposte est possible.

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Votre cerveau est constamment surstimulé voici comment le calmer pour éviter la saturation
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Avez-vous déjà tenté une détox numérique, ou un régime alimentaire pour réduire votre consommation de sucre ? Si oui, vous avez donc déjà lutté contre cette stimulation incontrôlable de votre cerveau, qui semble constamment vous pousser à faire des choses néfastes pour vous – comme passer une heure de plus à zoner sur votre téléphone, par exemple.

Ces stimulations peuvent être particulièrement fatigantes et sources de stress, d’autant que la société nous fait rapidement sentir «faible» si nous ne savons pas les contrôler. On ressent vite un trop-plein, comme si notre cerveau saturait, tiraillé entre ces stimulations et l’envie d’y résister. Et si ce n’était pas vraiment de notre faute ?

«Superstimuli» et superfatigue

C’est ce qu’explique le chercheur danois Nicklas Brendborg, qui publie un livre sur le sujet. Selon lui, derrière ces hyperstimulations se cache un phénomène subtil: notre cerveau est en fait manipulé. Cela n’a rien à voir avec un manque de volonté: en réalité, les distractions jouent avec nos instincts biologiques.

L’auteur s’appuie sur le concept de « superstimuli », développé par le scientifique néerlandais Nikolaas Tinbergen. Dans ses expériences, ce dernier montrait que des oiseaux préféraient des œufs artificiels plus grands et plus colorés que leurs propres œufs naturels. Leur instinct leur dictait en effet que plus un œuf est grand et coloré, meilleur est son potentiel de survie.

Comme le résume The Independent, un « superstimulus » est donc une sorte d’exagération de ce qui nous attire naturellement: une version plus grande, plus brillante ou plus intense que l’option naturelle.

Aujourd’hui, les humains sont constamment soumis à ces « superstimuli ». La mauvaise nourriture, souvent trop sucrée, amplifie notre désir de sucre; la pornographie stimule à l’excès jusqu’à brouiller notre désir sexuel; les drogues offrent un accès rapide à l’euphorie; quant aux écrans et smartphones, avec leurs notifications ininterrompues et attractives, ils provoquent une surcharge cognitive. Heureusement, ce n’est pas une fatalité.

En savoir plus : www.slate.fr.