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IA et réseaux sociaux : quel impact environnemental ?

Journée de la terre 2026

Écrans
IA et réseaux sociaux quel impact environnemental
Freepik

Chaque 22 avril, c’est la Journée de la terre. L’édition 2026 est l’occasion pour Addict’AIDE de se pencher sur une réalité souvent invisible : l’impact environnemental du numérique, en particulier l’IA et les réseaux sociaux.

Pourquoi ? Parce que le numérique, c’est 4,4 % de l’empreinte carbone de la France, soit celle du secteur des poids lourds. Et si rien n’est fait, ce chiffre pourrait tripler d’ici 2050 selon l’Agence de la transition écologique (ADEME).

La fabrication et le fonctionnement des appareils : le 1er des impacts

Smartphones, ordinateurs, tablettes… leur fabrication nécessite de l’énergie, de l’eau, des métaux et des minerais dont l’extraction est émettrice de gaz à effet de serre, source de pollution et de perte de biodiversité.

En France, toujours selon l’ADEME, 117 Mt de ressources sont mobilisées chaque année pour produire ces équipements, soit 1,7 t par an et par personne.

Les data centers : des infrastructures énergivores en électricité et en eau

Mais ce n’est pas tout ! Derrière chaque recherche en ligne, chaque vidéo consommée, chaque requête à l’IA , chaque publication sur les réseaux sociaux, des bâtiments bien réels tournent à plein régime jour et nuit : les datas centers. Ils permettent de stocker, traiter et distribuer des volumes considérables de données.

L’ADEME en recense 352 en France. Installés dans des hangars géants, ils consomment à eux seuls chaque année 2,2 % de notre électricité, soit l’équivalent de 9 à 10 villes de plus de 100 000 habitants.

Quant à l’eau, selon un article paru dans la revue scientifique Nature, un petit data center (1 mégawatt) en utilise 25,5 millions de litres par an pour ses besoins en refroidissement, soit la consommation de 300 000 personnes.

À l’échelle mondiale, la consommation d’eau des data centers a atteint 560 milliards de litres en 2023, selon l’Agence internationale de l’énergie.

Que peut-on faire à notre niveau ?

Voici quelques exemples de gestes simples pour changer nos habitudes :

-Acheter des appareils reconditionnés
-Réparer avant de racheter
-Bloquer la lecture automatique des vidéos
-Réduire son temps d’écran
-Préférer les moteurs de recherche à l’IA…

Intégrer la sobriété numérique dans nos habitudes est un enjeu majeur pour notre planète et notre santé !

En savoir plus : https://ecoresponsable.numerique.gouv.fr/docs/2024/etude-ademe-impacts-environnementaux-numerique.pdf