"Je joue, tellement il n'y a rien à faire" : comment les sites de paris sportifs ciblent les jeunes des quartiers populaires

Avec l'Euro de football, les sites de paris sportifs ont une cible privilégiée : les jeunes des quartiers populaires. Un public sensible aux promesses de ces plateformes de jeu... avec des risques d'addiction.

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Les grands vainqueurs de l’Euro sont déjà connus : il s’agit des sites de paris sportifs, comme désormais à chaque grande compétition. Et pour cette année 2021, les géants du secteur ont clairement choisi leur cible : la jeunesse des quartiers populaires. Et ça marche, pas besoin de chercher longtemps pour s’en rendre compte.

À Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), le bar-tabac au pied des tours diffuse tous les matchs et jamais le patron n’a vu autant de parieurs défiler au comptoir, comme Amar et Sofiane. “Franchement depuis le début de l’Euro, j’ai plutôt perdu beaucoup d’argent, un truc comme 200 balles, explique l’un d’eux. Tout le temps ça passe pas mais des fois ça passe aussi.” Pour l’autre, jouer est devenu une habitude : « Je viens au café et quand je travaille pas, je joue tellement il n’y a rien à faire. C’est comme ça, c’est de la drogue.”

Ils sont loin d’être les seuls. Rien qu’en perspective de l’Euro, les paris sportifs en France ont bondi de 80%. Impossible d’échapper à la publicité, avec un véritable matraquage avant et après les matchs ainsi qu’à la mi-temps. Les budgets publicité des opérateurs, eux aussi, ont explosé pour l’Euro, plus 25% en moyenne, avec pour certains un marketing « de cité » clairement assumé : “Bascule dans le game ! », entend-on dans une des publicités, ou encore : “Grosse côte, gros gain, gros respect !”

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