Une hausse de 41% entre 2024 et 2025 pour la kétamine, et de 22% pour la cocaïne : les résidus de ces deux drogues dans les eaux usées, qui permettent de retracer leur consommation, ont fortement augmenté l’an dernier par rapport à 2024, selon une étude publiée mercredi. La MDMA, principe actif de l’ecstasy, est en nette baisse.
L’étude, menée par l’Agence de l’Union européenne sur les drogues (EUDA, ex-EMCDDA) en association avec le réseau de chercheurs Score, repose sur l’analyse d’échantillons quotidiens d’eaux usées municipales prélevés sur une période d’une semaine entre mars et mai 2025 dans les zones de captage de stations d’épuration dans 115 villes de 25 pays (23 pays de l’Union européenne, Norvège et Turquie). Couvrant 72 millions de personnes, l’analyse visait à détecter des traces de kétamine, de cocaïne, de MDMA, de méthamphétamine, d’amphétamine et de cannabis.
L’étude témoigne « d’un phénomène de consommation de drogues à la fois généralisé, varié et en constante évolution », explique dans un communiqué Lorraine Nolan, directrice de l’Agence de l’Union européenne sur les drogues.
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