Pourquoi on ne boit pas pendant la grossesse ?

Alcool / 10 septembre 2018

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Addiction Alcool - Pourquoi on ne boit pas pendant la grossesse ?

La consommation et l’abus d’alcool sont rapportés dans les textes antiques mais la description de leurs conséquences sur l’enfant à naître semble bien plus récente. En 1725, en plein boum de consommation de gin à Londres, le Royal College of Physicians rapportait que « le gin était la cause de la naissance d’enfants faibles, débiles et chétifs », mais ce n’est qu’en 1968 qu’un médecin breton, le Dr Lemoine, donna la première description rigoureuse des anomalies observées chez les enfants des parents alcooliques. Cinq années plus tard, le syndrome malformatif d’alcoolisation fœtale (SAF) était plus formellement proposé et sera progressivement reconnu par la communauté médicale.

Loin d’être un sortilège jeté sur un nouveau né par une sorcière Maléfique, comme dans le film du même nom ou le plus ancien conte de La Belle au bois dormant, la toxicité de l’alcool pour l’embryon et du foetus humain a été démontré par les chercheurs.

De très nombreux travaux multidisciplinaires en biologie moléculaire, cellulaire, du développement, et en épidémiologie ont étudié l’impact de l’alcool sur le développement. L’alcool franchit librement le placenta pour s’accumuler chez le fœtus qui l’élimine lentement. Les mécanismes de cette toxicité sont nombreux, encore imparfaitement élucidés, mais expliquent la variété des conséquences pathologiques ainsi que leur prédominance sur le cerveau. L’analyse post-mortem de cerveaux d’enfants nés avec un SAF a montré une altération de la disposition des couches de neurones, des ectopies c.a.d. des agrégats de cellules, conséquence d’un défaut de migration, et une réduction de l’épaisseur du cortex.

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