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ALCOOL / Comment agit-il sur l’organisme ?

L’alcool est éliminé essentiellement par le foie (95 %). Les 5 % restants sont éliminés par les reins (urine), la peau (sueur), les poumons (air expiré) et la salive. Le passage par la respiration permet d’évaluer, en mesurant la concentration d’alcool dans l’air expiré au moyen d’un éthylotest, le taux d’alcool dans le sang (ou alcoolémie).

QU’EST-CE QUE L’ALCOOLÉMIE ?

L’alcoolémie est le taux (ou concentration) d’alcool dans le sang. Elle s’exprime en grammes d’alcool pur par litre de sang (g/l).

L’alcoolémie varie en fonction de la quantité d’alcool consommée, de la corpulence, du sexe, de la vitesse de consommation mais également par le fait d’avoir mangé ou non.

De manière générale, un verre standard d’alcool fait augmenter l’alcoolémie de 0,20 à 0,25 g/l. Quand on boit un verre, l’alcoolémie atteint son maximum environ 1 heure après (30 minutes si on n’a pas mangé depuis plus de 2 heures), puis elle commence à baisser. Il faut alors compter environ 1 heure 30 pour éliminer chaque verre d’alcool

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Revue de presse

ALCOOL / Sexe et alcool ne font pas bon ménage

r Philip Gorwood, psychiatre : "L'alcool a des effets que l'on ressent comme positifs, donc l'aspect facilitateur est attendu. Mais il n'en est rien. Au niveau mécanique, on observe une diminution linéaire de l'excitation sexuelle physiologique (rigidité pénienne, délai à l'éjaculation chez l'homme, flux sanguin et lubrification vaginale chez la femme) en fonction de l'alcoolémie. L'alcool à petite dose peut être qualifié de facilitateur de la sexualité (libido), mais cet effet est expliqué par un effet d'attente (aucune distinction avec le placebo). En effet, des sujets qui ont bu des boissons apparemment alcoolisées mais sans alcool avaient exactement le même effet apparemment bénéfique. L'effet d'attente est d'autant plus marqué que les individus sont stressés. Le bénéfice vient donc de l'effet anxiolytique de l'alcool, et l'effet anxiolytique diminue avec le temps, qui à terme favorise l'anxiété (par tolérance) qui requiert répétition et augmentation des consommations, c'est-à-dire favorise la dépendance. La dépendance installée chez un des conjoints entraîne une mésentente conjugale, des dysfonctions sexuelles, une pauvreté de communication, des violences physiques et verbales et un plus fort taux de séparation par rapport à la population générale."


Le 26 Sep 17