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ALCOOL / Les placement de produits ont doublé au cinéma

James Bond et son Martini Drive ; Gatsby le Magnifique et ses coupes de Moët & Chandon… Dans le cinéma américain, les références à l’alcool n’ont jamais été aussi nombreuses, à en croire les résultats d’une étude présentée ce mardi au Congrès des Académies de Pédiatrie, à San Francisco.

Les chercheurs de la Geisel School of Medicine (New Hampshire) se sont en effet penchés sur le placement de produits alcooliques dans les films. Ils ont passé en revue les 100 longs métrages qui tiennent la tête du Box office depuis vingt ans.

87 % des films concernés

Ils ont observé que les placements de produits ont augmenté chaque année de 5 %, et ont quasi-doublé (hausse de 92 %) pendant la période étudiée. Dans le détail, l’alcool était représenté dans 87 % des films, avec des marques spécifiques dans 44 % d’entre eux.

Cela n’épargnait pas les films pour enfants… Ainsi, les marques d’alcool étaient ainsi présentes dans 41 % des contenus destinés au jeune public. La consommation d’alcool (sans marque déterminée) y était représentée dans près de neuf films sur dix (85 %).

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Revue de presse

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r Philip Gorwood, psychiatre : "L'alcool a des effets que l'on ressent comme positifs, donc l'aspect facilitateur est attendu. Mais il n'en est rien. Au niveau mécanique, on observe une diminution linéaire de l'excitation sexuelle physiologique (rigidité pénienne, délai à l'éjaculation chez l'homme, flux sanguin et lubrification vaginale chez la femme) en fonction de l'alcoolémie. L'alcool à petite dose peut être qualifié de facilitateur de la sexualité (libido), mais cet effet est expliqué par un effet d'attente (aucune distinction avec le placebo). En effet, des sujets qui ont bu des boissons apparemment alcoolisées mais sans alcool avaient exactement le même effet apparemment bénéfique. L'effet d'attente est d'autant plus marqué que les individus sont stressés. Le bénéfice vient donc de l'effet anxiolytique de l'alcool, et l'effet anxiolytique diminue avec le temps, qui à terme favorise l'anxiété (par tolérance) qui requiert répétition et augmentation des consommations, c'est-à-dire favorise la dépendance. La dépendance installée chez un des conjoints entraîne une mésentente conjugale, des dysfonctions sexuelles, une pauvreté de communication, des violences physiques et verbales et un plus fort taux de séparation par rapport à la population générale."


Le 26 Sep 17