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ALCOOL / Quelle limite le corps peut supporter

 

Jeudi 7 septembre, vers 9 heures, à Chazelles (Charentes), un homme de 52 ans a été retrouvé inconscient au volant de son véhicule immobilisé au milieu de la chaussée. Dégageant une forte odeur d’alcool, l’automobiliste avait failli emboutir une autre voiture quelques minutes plus tôt. Emmené aux urgences par les pompiers, l’homme se trouvait dans un coma éthylique. Les analyses ont révélé qu’il conduisait avec un taux record de 6,93 grammes d’alcool dans le sang, soit près de 14 fois supérieur au taux limite autorisé (0,5 gramme par litre). Pour en arriver là, l’homme a dû boire l’équivalent d’une bouteille et demie de whisky!

Record? Pas tout à fait, puisque le record d’alcoolémie français sur la route a été mesuré en 2005 par des gendarmes de l’Ain. L’homme de 37 ans arrêté affichait un taux d’alcool dans le sang frôlant les 10 grammes par litre. En Europe, c’est un Polonais d’une trentaine d’années qui détient la palme, avec une alcoolémie de 13,74 grammes par litre. Existe-t-il une limite à ne pas franchir ou le corps humain peut-il s’adapter à des alcoolémies très élevées?

«Il n’y a pas de seuil létal de l’alcool, la tolérance est très variable selon les individus», explique le Dr Philippe Batel, médecin addictologue à l’hôpital Beaujon (AP-HP) à Clichy. Cette inégalité dans l’ivresse est due à plusieurs facteurs. Le sexe, d’abord. Les femmes sont en effet beaucoup plus sensibles que les hommes aux effets toxiques de l’alcool, principalement parce qu’elles sont, en général, plus légères, et qu’elles ont davantage de tissus gras que les hommes. Or l’alcool se diffuse plus facilement dans ces tissus.

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