DROGUES / Pour décompresser, les étudiants se tournent vers l’alcool, le tabac et le cannabis

Alcool / 13 juillet 2017

Alcool
Addiction Alcool - DROGUES / Pour décompresser, les étudiants se tournent vers l’alcool, le tabac et le cannabis

Ce n’est un secret pour personne: les étudiants sont stressés. 40% d’entre eux estiment même être stressés au quotidien. Près d’un étudiant français sur dix se tourne alors vers les antidépresseurs quand une bonne partie d’entre eux est prête à utiliser des moyens moins conventionnels… Pour se détendre, les étudiants ont ainsi toujours autant recours à la boisson et au cannabis. Si la consommation de tabac, elle, a tendance à chuter, elle n’en demeure pas moins un problème avec un étudiant fumeur sur quatre, rapporte la Smerep.

Boire pour relâcher la pression

En moyenne, les jeunes consomment leurs premiers verres d’alcool à l’âge de 15 ans. Malgré la dangerosité d’une consommation excessive, deux étudiants sur cinq déclarent boire plus régulièrement qu’avant. La boisson de prédilection des 18-27 ans est sans conteste la bière, suivie par le vin, les cocktails et enfin l’alcool fort pur (vodka, whisky). Les excès sont presque toujours synonymes de soirées: les jeunes admettent boire, pour la plupart, pendant la fête (51%) mais pour d’autres, il est habituel de rejoindre le gros du groupe en ayant déjà bu (22%) . Ce phénomène de «before» est tout particulièrement prisé des étudiants qui sortent en boîte ou dans des bars et qui veulent être dans un état second sans dépenser trop d’argent.

Si le stress est la première raison pour laquelle les étudiants consomment de l’alcool (54%), beaucoup le font également pour être plus à l’aise socialement (42%) et un bon nombre juste pour ressentir le plaisir de l’ivresse (28%). Moins nombreux mais tout aussi préoccupant: 7% des jeunes déclarent boire «par habitude» à moins de trente ans! Pourtant, à en croire les conséquences décrites par la Smerep, l’excès d’alcool est loin de donner envie: 57% des étudiants qui boivent parlent de nausées, vomissements et maux de tête, 31% parlent de trous noirs et d’absences, 24% évoquent un sentiment de tristesse. Plus rare mais existant: l’alcool exacerberait l’agressivité chez 9% des jeunes et aurait déjà conduit 3% d’entre eux jusqu’au coma éthylique.

En savoir plus

Aller plus loin sur l’espace Alcool

Informations, parcours d’évaluations, bonnes pratiques, FAQ, annuaires, ressources, actualités...

Découvrir