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Faut-il se priver de tout plaisir pour rester en bonne santé ?

La première goutte d’alcool comporte des risques pour la santé et il ne faut pas en boire plus de dix verres par semaine, ont affirmé conjointement Santé publique France et l’Institut national du cancer, le 4 mai. Moins de sucre, moins de charcuterie et plus de légumes dans notre alimentation, avait recommandé un peu avant l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

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Addiction Alcool - Faut-il se priver de tout plaisir pour rester en bonne santé ?

La première goutte d’alcool comporte des risques pour la santé et il ne faut pas en boire plus de dix verres par semaine, ont affirmé conjointement Santé publique France et l’Institut national du cancer, le 4 mai. Moins de sucre, moins de charcuterie et plus de légumes dans notre alimentation, avait recommandé un peu avant l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Les prescriptions venant des autorités publiques pleuvent sur les individus sous forme d’interdits ou de bons comportements à adopter impérativement s’ils sont décidés à rester en bonne santé. Aussi le mot « prévention » est synonyme, dans l’esprit de beaucoup, de privation, de restriction et d’obligation. Un constat que je dresse dans La santé publique en question(s), livre publié aux Presses de l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP).

On peut penser que l’accumulation des messages d’alerte finit, à la longue, par devenir contre-productive. Voire même oppressante, donc nocive pour la santé ! Plutôt que de bannir le plaisir de nos vies, ne pourrait-on pas imaginer une autre façon de préserver notre bien-être ?

Ne pas faire l’amour sans préservatif

Résumons. Il ne faut pas : fumer (ni tabac, ni cannabis), boire de l’alcool (même en petite quantité), se droguer avec des produits de synthèse, faire l’amour sans préservatif si on ne connaît pas son ou sa partenaire depuis longtemps, manger trop sucré, trop gras, trop salé, se rendre dans des lieux trop bruyants, prendre le volant si on a bu ou pris de la drogue.

À l’inverse, il faut : faire de l’exercice régulièrement, manger des fruits et légumes (au moins cinq, si ce n’est plus, par jour), limiter notre consommation de viande rouge et de charcuterie, porter un masque en cas de symptômes grippaux, mettre la ceinture de sécurité et vérifier que tout le monde l’a mise avant de prendre la voiture, respecter les limitations de vitesse sur la route, mettre un casque si l’on se déplace à vélo et des bouchons d’oreille si l’on va à un concert de rock, dans une discothèque ou à une fête improvisée.

À force, des risques identifiés isolément peuvent se combiner pour se transformer en injonctions paradoxales créant des problèmes insolubles. Ainsi, pour faire de l’exercice et respirer de l’air sain, il serait bon de se promener en forêt. Oui, mais les forêts sont infestées de tiques et on risque d’y attraper la maladie de Lyme…

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