Prise en charge des addictions : « Au CSAPA d’Avignon, on redonne au patient son pouvoir d'agir. »

Stéphanie VASSAS-GOYARD, directrice du CSAPA d’Avignon, porté par l’Association Addictions France.

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Stéphanie VASSAS-GOYARD, directrice du CSAPA d’Avignon, porté par l’Association Addictions France.

Qui mieux que la personne elle-même sait ce qui est bon pour elle ? Au CSAPA d’Avignon, cette conviction n’est pas un slogan, c’est une ligne de conduite !

Ici, le « sachant » n’existe pas : il y a une alliance entre un savoir universitaire et un savoir expérientiel.

Stéphanie VASSAS-GOYARD, directrice du CSAPA d’Avignon, porté par l’Association Addictions France, parle d’une véritable “alliance thérapeutique”, où chacun apprend de l’autre.

Un parcours de soins coconstruit

L’accueil du patient se fait en 2 temps :

  • un bilan addictologique pour évaluer la situation : les besoins et les attentes de l’usager, ce qui a déjà été tenté, ce qui a fonctionné ou pas
  • une restitution des axes thérapeutiques élaborés en réunion clinique, qui peuvent être acceptés, discutés, ajustée ou refusés par le patient.

Puis le parcours de soins s’enclenche, en individuels et/ou en groupes : éducation thérapeutique, pleine conscience, relaxation, sophrologie, marche santé, bibliothèque partagée, soutien de l’entourage…

Pouvoir d’agir

Ici, le rétablissement c’est :

  • Reprendre du pouvoir sur sa vie.
  • Sortir d’une identité réduite à l’addiction.
  • Retrouver une qualité de vie définie par la personne concernée.

Quand l’art devient soin

L’art est un levier thérapeutique, un chemin possible vers le soin, là où les mots ne suffisent pas toujours : projets artistiques avec le musée d’art moderne de la ville et l’Orchestre national de Provence.

Objectifs : ouvrir des espaces d’expression, de créativité et de reconstruction pour les patients.

Aller vers celles et ceux qui en ont le plus besoin

  • 2 équipes mobiles d’addictologie sur les lieux de vie, et parfois sur les lieux de consommation lors des maraudes.
  • 2 microstructures en médecine de ville pour soutenir les soignants de premier recours.
  • Des consultations avancées chez des partenaires du social, de l’hébergement, de l’oncologie, et une consultation jeunes consommateurs en milieu carcéral.

Une spécificité ?

La consommation d’alcool dans les murs est autorisée de manière encadrée. Autoriser la consommation, c’est :

  • Eviter les usages clandestins et leurs risques.
  • Permettre un apprentissage progressif de la gestion de sa consommation.
  • Offrir aux professionnels un espace rare d’observation des usages réels.

Et l’entourage ?

Que la personne soit suivie au centre ou pas, ses proches (famille, amis…) sont accueillis et bénéficient d’un soutien spécifique.

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